SECRET · SAINTE-ROSE (LA RÉUNION)

Les objets religieux sauvés de la lave

Certains objets liturgiques de l'église auraient été évacués de justesse pendant l'éruption de 1977, une anecdote peu connue derrière le récit plus célèbre du "miracle" de l'édifice épargné.

Les objets religieux sauvés de la lave
Photo : Jean-Michel Robineau — Wikimedia Commons — Licence GNU FDL 1.2 ou ultérieure. commons.wikimedia.org

Il y a des histoires que seule une île volcanique peut raconter, et celle de l’église de Sainte-Rose est l’une des plus saisissantes que la Réunion ait à offrir. En avril 1977, une coulée de lave issue du Piton de la Fournaise descendit vers le littoral nord-est de l’île avec cette lenteur inexorable qui est la caractéristique des grandes destructions volcaniques — trop lente pour être un drame soudain, trop certaine pour laisser de l’espoir à ceux qui regardaient avancer le front de basalte incandescent vers leurs maisons, leurs jardins, leur église. La lave engloutit une partie du village de Sainte-Rose, traversa la route nationale, atteignit la mer — et s’arrêta, selon la tradition locale, miraculeusement, juste devant le parvis de l’église Notre-Dame des Laves, après avoir épargné l’édifice comme si quelque chose avait dévié sa course au dernier moment.

Ce qui rend le lieu unique et proprement bouleversant, c’est ce que la visite révèle à l’intérieur : les objets religieux que les habitants avaient eu le temps de mettre à l’abri avant l’arrivée de la coulée, statues, ciboires, vêtements liturgiques, ex-voto, et qui furent remis en place une fois le danger passé, transformant l’église en un sanctuaire doublement chargé de sens, à la fois lieu de culte ordinaire et mémorial vivant d’un événement qui a inscrit dans la pierre et dans la lave les contours d’un miracle que chaque génération réunionnaise connaît et transmet.

Commune : Sainte-Rose (La Réunion)

Situation

21,1276° S · 55,7933° E

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