CENT UNE DÉCOUVERTES
Les expériences
Ce que l’on peut vivre sur place
Activités sportives, randonnées et sentiers, art, culture et patrimoine, marchés et gastronomie, savoir-faire local, en famille
21 expériences recensées à ce jour.
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SAVOIE
NATURE ET RANDONNÉES
Parc nationaux, lacs, sommets, alpages et panoramas grandioses
Savoie
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SAVOIE
PATRIMOINE ET CULTURE
Châteaux, forts, musées et traditions
Photo : voyarde
Savoie
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GASTRONOMIE
Beaufort, diots, vins de Savoie, tartiflette... Un terroir d'exception
Savoie
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SAVOIE
ACTIVITÉS PLEIN AIR
Ski, escalades, VTT, via ferrata, sports d'eau vive
Savoie
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SAVOIE
BIEN-ÊTRE ET DÉTENTE
Thermes, spas, bains nordiques et relaxation
Savoie
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EN FAMILLE
Parcs, fermes, visitesludiques et actvités pour petits et grands
Savoie
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HORS PISTE
Depuis la route du col de l'Iseran
Photo : Cocagneolivier / Wikimedia Commons — CC BY 4.0
Bonneval-sur-Arc
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Vallée de la Maurienne
Soirée au coin du feu
Photo : Pierre_Bn / Wikimedia Commons — CC BY 2.0
Bonneval-sur-Arc
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chiens de traineax
illustration - Aventure unique au cœur de la haute montagne
Photo : PederVA / Wikimedia Commons — CC BY 4.0
Bonneval-sur-Arc
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Un Musée d'Art Sacré
un espace consacré à l'opinel (le fameux couteau, fabriqué dans la vallée à Chambéry/Saint-Jean-de-Maurienne, berceau de la marque Opinel) complètent l'offre culturelle locale.
Saint-Jean-de-Maurienne
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Randonnée en Maurienne
De nombreux sentiers permettent d'explorer les alpages, glaciers et sommets environnants, avec des refuges pour les randonnées de plusieurs jours.
Saint-Jean-de-Maurienne
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Grimper les cols mythiques à vélo
Le col de la Croix de Fer, le col du Glandon ou le Galibier attirent chaque été des milliers de cyclistes venus se mesurer aux ascensions…
Saint-Jean-de-Maurienne
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Visite de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste
Découvrir les fameuses stalles sculptées du XVe siècle et la crypte, parmi les trésors religieux les plus riches des Alpes.
Saint-Jean-de-Maurienne
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Ski dans le domaine des Sybelles
L'un des plus grands domaines skiables reliés de France (Saint-Sorlin, Saint-Jean-d'Arves, La Toussuire, Le Corbier, Les Bottières), accessible facilement depuis la vallée.
Saint-Jean-de-Maurienne
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Musée d'Art Sacré et patrimoine mauriennais
Pour comprendre l'histoire religieuse et culturelle de la vallée.
Saint-Jean-de-Maurienne
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Explorer le domaine skiable de Val d’Isère avec un moniteur
Découvrez les pistes de Val d’Isère lors d'un cours de ski privé ou d'une excursion accompagnée. Explorez les secteurs de Bellevarde et de Solaise, perfectionnez votre…
Val-d’Isère et Tignes forment ensemble l’Espace Killy, trois cents kilomètres de pistes, un domaine qui monte jusqu’à 3 456 mètres sur la Grande Motte, et une diversité de terrains qui va des larges boulevards bleus des pentes familiales aux couloirs de haute montagne que les guides de haute montagne empruntent avec leurs clients en conditions hivernales. Nommer ce domaine d’un seul tenant, comme les guides touristiques le font toujours, ne dit pas grand-chose de ce qu’il représente pour celui qui le ski pour la première fois avec quelqu’un qui le connaît vraiment, car l’Espace Killy n’est pas une carte de pistes mais un territoire, avec ses logiques de versant, ses microclimats, ses zones d’ombre qui gardent la poudreuse longtemps après une chute et ses faces sud qui se transforment en fin de saison en un carving de printemps dont la neige réchauffée a une texture que les skieurs de compétition recherchent spécifiquement. Cette connaissance-là ne s’acquiert pas en regardant le plan des pistes, elle s’acquiert en skiant avec quelqu’un qui l’a intégrée au fil des années.Le moniteur de Val-d’Isère, qu’il soit de l’ESF historique ou d’une école indépendante dont plusieurs ont développé des approches pédagogiques distinctives — apporte d’abord une lecture temporelle du domaine que le skieur de passage ne peut pas avoir : il sait que la face de Bellevarde est meilleure avant dix heures du matin quand le soleil n’a pas encore touché la neige de la nuit, que le secteur de Solaise garde des conditions de poudreuse plusieurs jours après une chute fraîche grâce à son exposition nord et à l’altitude de ses pistes, et que les itinéraires du glacier du Pisaillas en été offrent une neige de haute altitude dont la qualité n’a pas d’équivalent à basse altitude même en plein hiver. La Face de Bellevarde elle-même, tracé de la descente olympique de 1992, l’une des pistes de compétition les plus techniques et les plus spectaculaires des Alpes — peut être skié avec un moniteur dans des conditions qui permettent de comprendre pourquoi les meilleurs descendeurs du monde ont fait de Val-d’Isère l’une de leurs étapes préférées du cirque de la Coupe du Monde.Ce que Val-d’Isère offre en dehors des pistes balisées, et que le moniteur local est le mieux placé pour faire découvrir dans des conditions de sécurité adaptées — est l’une des raisons pour lesquelles ce domaine attire une clientèle internationale de skieurs avancés qui reviennent année après année. Les itinéraires hors-piste du secteur de l’Iseran, les combes entre Bellevarde et la Forêt, les descentes glacier qui relient l’Espace Killy aux vallées voisines par des passages que seuls quelques guides connaissent dans leur totalité, tout cela constitue un domaine dans le domaine, invisible sur les cartes officielles et accessible uniquement à ceux qui ont la formation technique et l’accompagnement qui permettent d’y évoluer en sécurité. C’est dans ces espaces-là que Val-d’Isère révèle sa dimension de montagne réelle derrière la station internationale.Le saviez-vous ? Val-d’Isère a accueilli les épreuves de ski alpin des Jeux Olympiques d’Albertville en 1992, la descente et le super-G hommes sur la Face de Bellevarde, dont le tracé avait été dessiné par l’ancien champion de ski et directeur de course Bernhard Russi. La construction du stade de neige sur la Bellevarde pour les Jeux a nécessité des travaux de terrassement et d’enneigement artificiel qui ont profondément modifié la topographie de ce versant, faisant de la Face de Bellevarde un exemple précoce et documenté de l’impact des grandes compétitions sportives sur les paysages de haute montagne, un sujet qui est depuis devenu l’un des enjeux centraux du débat sur l’avenir du ski de compétition dans les Alpes.
Lire la suitePhoto : Tsams29149 — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0. commons.wikimedia.org
Val-d’Isère
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Vivre une aventure en motoneige sur les pistes enneigées
Découvrez les sensations d'une excursion en motoneige dans un environnement de haute montagne. Accompagné d'un professionnel, parcourez les itinéraires autorisés et admirez les paysages enneigés, notamment…
La motoneige est une machine paradoxale dans un paysage de montagne : elle permet d’aller vite là où tout invite à aller lentement, elle produit du bruit là où le silence est l’une des ressources les plus précieuses, et elle consomme de l’espace et de la neige avec une désinvolture que la montagne accepte différemment selon les endroits et les conditions. Val-d’Isère, qui a intégré la motoneige à son offre touristique avec une réglementation qui la cantonne à des itinéraires précis et à des horaires déterminés, propose une expérience de cet engin qui cherche à en tirer les qualités sans en subir les inconvénients majeurs, la qualité principale étant l’accès à des zones de haute altitude qui ne seraient autrement atteignables qu’à ski ou à pied, et l’inconvénient principal étant la perturbation sonore et mécanique de milieux hivernaux dont la tranquillité est une condition de vie pour la faune qui les habitue.Les sorties en motoneige organisées depuis Val-d’Isère empruntent des itinéraires balisés sur les pistes damées ou sur des zones spécifiquement autorisées, encadrées par des guides qui connaissent les règles d’usage et les conditions de neige. L’expérience n’est pas celle du hors-piste motorisé sans contrainte — c’est celle d’un accès privilégié à des points de vue et à des atmosphères nocturnes ou crépusculaires que la montagne en hiver réserve aux intrépides : les sorties en soirée, sous un ciel d’altitude dont la densité d’étoiles est proportionnelle à l’absence de pollution lumineuse, donnent à la haute Tarentaise une dimension cosmique que la journée de ski, aussi belle soit-elle, ne produit pas. La lumière des phares sur la neige vierge, la vapeur qui sort des carburateurs dans l’air glacé, et le silence qui revient immédiatement quand les moteurs s’arrêtent sur un replat d’altitude, ces moments ont une qualité sensorielle qui justifie l’expérience indépendamment de la performance ou de la vitesse.Ce qui distingue la motoneige des autres activités motorisées de montagne, le quad, le buggy tout-terrain, c’est son rapport particulier à la neige comme surface : elle ne la creuse pas, elle la comprime légèrement, et sur une neige correctement choisie et dans des conditions de froid suffisant, le passage d’une motoneige laisse une trace qui disparaît en quelques heures avec le vent ou la neige fraîche. Cette légèreté relative, légèreté par rapport à d’autres machines, pas par rapport à l’absence de machine — est ce qui a permis son intégration dans certains domaines montagnards avec moins de résistance environnementale que d’autres véhicules tout-terrain, à condition que les zones d’usage soient définies avec sérieux et respectées avec rigueur, deux conditions que les opérateurs sérieux de Val-d’Isère s’attachent à maintenir.Le saviez-vous ? La motoneige a été inventée au Canada par Joseph-Armand Bombardier, qui déposa en 1937 un brevet pour un véhicule à chenilles motorisé destiné à se déplacer sur la neige dans les régions isolées du Québec où les routes devenaient impraticables en hiver. Le premier modèle était un grand véhicule capable de transporter plusieurs personnes et du fret, un autobus des neiges, et la motoneige individuelle légère que nous connaissons aujourd’hui n’est apparue qu’en 1959 avec le Ski-Doo, commercialisé par la même entreprise Bombardier qui est devenue depuis l’un des plus grands fabricants mondiaux d’équipements de transport, des trains aux avions d’affaires en passant par les métros de plusieurs grandes capitales mondiales.
Lire la suitePhoto : Photnart — Wikimedia Commons — Domaine public. commons.wikimedia.org
Val-d’Isère
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Survoler Val d’Isère en parapente biplace
Prenez votre envol au-dessus de Val d’Isère avec un moniteur professionnel. Admirez les sommets enneigés, les vallées alpines et les paysages spectaculaires de la Haute-Tarentaise. En…
Le décollage depuis les hauteurs de Solaise, l’un des points de départ privilégiés des pilotes de parapente qui travaillent à Val-d’Isère, place immédiatement le passager dans une relation au paysage que rien d’autre ne prépare vraiment, parce que la transition entre le sol et l’air se fait ici sans intermédiaire mécanique bruyant : quelques pas de course dans la pente, la voile qui se gonfle au-dessus, et le sol qui s’éloigne avec une douceur qui ressemble davantage à une pensée qu’à un mouvement physique. Val-d’Isère apparaît en contrebas dans sa totalité pour la première fois, non pas comme on la voit depuis les remontées mécaniques, encadrée par la carlingue d’une télécabine, mais dans toutes les directions simultanément, sans cadre ni frontière, avec la chaîne de l’Iseran au sud, les glaciers de la Sassière à l’est, et le couloir de la haute Tarentaise qui s’ouvre vers l’ouest jusqu’aux premiers élargissements de la vallée de l’Isère.Ce que le vol au-dessus de Val-d’Isère révèle sur la géographie de ce territoire, c’est la relation entre les altitudes, une relation que les cartes expriment en courbes de niveau et que les skieurs connaissent en dénivelés cumulés, mais que l’œil depuis la voile d’un parapente saisit avec une immédiateté qui rend les deux autres modes de connaissance soudainement insuffisants. Les glaciers du Pisaillas et de la Sassière, vus depuis les deux cents mètres d’altitude du vol de croisière, ne sont plus des surfaces blanches abstraites sur une carte mais des corps de glace vivants dont on perçoit le mouvement figé, les crevasses, les séracs, les zones d’accumulation et d’ablation, avec une clarté que même les alpinistes qui les fréquentent à pied n’ont pas, parce que sur le glacier on ne voit jamais le glacier en entier. Cette perspective totalisante est l’un des dons spécifiques du parapente que les autres activités aériennes, hélicoptère, avion, ne donnent pas avec la même intimité, parce que la hauteur et la vitesse y effacent les détails que la lenteur du parapente laisse voir.Les conditions de vol au-dessus de Val-d’Isère varient avec une sensibilité extrême aux régimes de vent d’altitude qui traversent le col de l’Iseran et aux thermiques générés par les versants rocheux dégagés de neige en été. Les pilotes qui connaissent ce site savent que les meilleures conditions se trouvent généralement en matinée, avant que les thermiques de l’après-midi ne rendent l’air trop agité pour le confort d’un passager non initié, et que certaines journées d’automne — ciel lavé par une nuit de vent, air froid et transparent, lumière rasante qui sculpte les reliefs, sont les plus belles de l’année pour voler ici, même si la saison touristique est officiellement terminée. Ces journées-là, rares et imprévisibles, sont celles que les pilotes mentionnent quand on leur demande pourquoi ils ont choisi de travailler à Val-d’Isère plutôt que dans une autre station.Le saviez-vous ? La haute Tarentaise est l’un des territoires alpins français où les conditions de vol en parapente de distance, les vols de cross, qui consistent à utiliser les ascendances thermiques et dynamiques pour franchir de grandes distances sans moteur, sont parmi les meilleures des Alpes françaises du Nord. Depuis les crêtes de l’Iseran par les bonnes conditions, des pilotes expérimentés ont réalisé des vols de plusieurs centaines de kilomètres en utilisant les systèmes thermiques qui courent le long des chaînes alpines, des performances qui illustrent, mieux que tout discours, la puissance des mouvements d’air que la géographie de haute montagne génère en permanence et que le parapente seul, parmi tous les engins volants, sait utiliser avec cette économie de moyens.
Lire la suitePhoto : Simon-Pierre — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 3.0. commons.wikimedia.org
Val-d’Isère
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Explorer les paysages enneigés en raquettes
Partez pour une randonnée accompagnée à travers les forêts et les paysages enneigés de Val d’Isère. Découvrez les secrets de la montagne, observez les traces de…
La raquette à neige autour de Val-d’Isère n’est pas une activité de substitution pour ceux qui ne skient pas, c’est une façon différente d’habiter la montagne hivernale, avec ses propres territoires, ses propres rythmes et ses propres révélations. Les itinéraires en raquettes qui s’ouvrent depuis le village et depuis les hameaux environnants, le Fornet, la Daille, le Manchet, accèdent à des zones que les pistes de ski ne touchent pas et que les remontées mécaniques ne desservent pas, des zones qui sont précisément les plus intéressantes pour celui qui cherche non pas la performance verticale mais la qualité d’une présence dans le paysage : les combes abritées où la neige s’accumule en silence depuis les premières chutes de novembre, les lisières forestières où les traces des animaux nocturnes, renard, lièvre variable, tétras, dessinent sur la neige fraîche une cartographie de la vie sauvage hivernale que le randonneur diurne peut lire comme un récit interrompu.Le vallon du Manchet, que la raquette permet de remonter depuis le lavoir caché jusqu’aux premiers replats d’alpage en une heure et demie de marche mesurée, est l’un des itinéraires emblématiques de la pratique hivernale autour de Val-d’Isère, non pas parce qu’il est spectaculaire au sens que les photographes donnent à ce mot, mais parce qu’il traverse une succession d’ambiances qui disent la montagne dans sa complexité : la forêt d’épicéas dont les branches ployées de neige créent des tunnels de silence, le replat humide gelé où les touffes de laîches émergent de la neige comme des sculptures involontaires, et l’ouverture progressive sur l’alpage supérieur où le glacier de la Sassière apparaît au fond du vallon avec la sérénité des choses permanentes. Par temps de grand froid, quand la neige est sèche et cristalline et que chaque pas produit ce crissement caractéristique des neiges d’altitude en dessous de moins dix degrés, la marche en raquettes dans ce vallon est une expérience sensorielle totale qui n’a pas d’équivalent dans les autres activités de plein air.Les guides et accompagnateurs de montagne qui proposent des sorties en raquettes au départ de Val-d’Isère empruntent aussi des itinéraires moins fréquentés — les versants nord du secteur de l’Iseran, les zones humides gelées autour des lacs d’altitude dont la surface lisse et blanche contraste avec le relief tourmenté qui les entoure, et par beau temps les crêtes intermédiaires depuis lesquelles la vue plonge simultanément sur la haute Tarentaise française et sur les vallées italiennes du Val d’Aoste, rappelant que cette frontière de haute montagne est une frontière politique récente dans une géographie qui a toujours ignoré les découpages humains. Ces sorties, qui demandent une condition physique correcte et un équipement adapté au froid d’altitude, offrent en retour des moments d’isolement et de beauté que l’infrastructure touristique de Val-d’Isère, aussi développée soit-elle, ne peut pas produire par d’autres moyens.Le saviez-vous ? Le lièvre variable (Lepus timidus), l’une des espèces les plus caractéristiques de la faune alpine hivernale dont les traces en raquettes révèlent la présence dans les zones de landes à myrtilles et de pelouses alpines enneigées autour de Val-d’Isère, est l’un des rares mammifères européens à changer de couleur selon la saison, brun-roux en été pour se fondre dans la végétation, blanc immaculé en hiver pour se confondre avec la neige. Ce mécanisme de camouflage saisonnier, commandé par la durée du jour plutôt que par la température, est aujourd’hui menacé par le réchauffement climatique : les hivers à faible enneigement laissent le lièvre blanc visible sur un sol sombre, une inadéquation entre le signal hormonal et la réalité du terrain qui augmente significativement sa vulnérabilité aux prédateurs.
Lire la suitePhoto : B. Brassoud — Wikimedia CommonsCC BY-SA 4.0. commons.wikimedia.org
Val-d’Isère
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Découvrir les sentiers alpins en VTT électrique
Explorez les paysages de Val d’Isère en VTT à assistance électrique. Traversez les alpages, découvrez les sentiers de montagne et profitez d'une excursion sportive au cœur…
Val-d’Isère en été est un territoire que les hivers successifs ont façonné différemment de la plupart des stations alpines — non pas parce que la station aurait cherché à développer une offre estivale cohérente et distincte de son identité hivernale, mais parce que la géographie de la haute Tarentaise à cette altitude impose ses conditions : des vallons d’une beauté sauvage que la neige avait dissimulés, des alpages d’un vert intense que les glaciers alimentent en eau tout l’été, et des paysages de haute montagne dont l’accessibilité estivale transforme la perception qu’on avait du lieu pendant la saison blanche. Le VTT électrique est l’outil qui permet d’explorer ce territoire d’été avec une amplitude que ni la randonnée à pied ni le ski de fond — absent ici — ne peuvent offrir : la possibilité de couvrir en une journée des itinéraires qui traversent plusieurs vallons, plusieurs versants, plusieurs étages de végétation, et de revenir au village sans l’épuisement qui, sur un vélo musculaire, serait le prix inévitable d’une telle journée.Les sentiers qui rayonnent depuis Val-d’Isère vers les vallons secondaires, le Manchet, l’Iseran, la Sassière, sont des chemins d’alpage dont la pente et la qualité de revêtement varient considérablement selon le secteur et l’altitude. Les portions basses, entre le village et les premiers chalets d’alpage, sont souvent des pistes carrossables que les agriculteurs utilisent encore pour accéder à leurs estives et qui offrent au VTT électrique un terrain facile, rapide, permettant de gagner de l’altitude sans effort excessif avant d’aborder les sections plus techniques qui commencent là où la route s’arrête. Ces sections supérieures, sentiers étroits sur flanc de coteau, passages sur dalles rocheuses mouillées par les sources d’altitude, traversées de zones humides sur des pierres posées par les générations précédentes, demandent une technique et une attention que l’assistance électrique ne remplace pas mais qu’elle libère d’une partie de la fatigue qui, sur un vélo classique, aurait déjà consommé les réserves nécessaires à leur négociation.Ce que les sentiers alpins de Val-d’Isère réservent au VTTiste qui accepte de s’arrêter, qui traite l’assistance électrique non pas comme une invitation à aller plus vite mais comme une permission d’aller plus loin et de s’arrêter plus souvent, c’est une série d’observations sur la vie des alpages en été que la vitesse efface : les marmottes qui sifflent depuis leurs terriers à l’approche du vélo avant de disparaître dans la roche, les bouquetins immobiles sur les crêtes qui regardent passer les cyclistes avec une indifférence royale, et les fleurs d’alpage, génépi, arnica, aster des Alpes, anémone soufrée, dont la floraison courte et intense entre juin et août transforme les pelouses d’altitude en jardins que personne n’a plantés et que tout le monde peut traverser à condition de le faire avec suffisamment de légèreté pour ne pas les abîmer.Le saviez-vous ? Le génépi (Artemisia genepi), plante emblématique des alpages de haute altitude que les randonneurs et VTTistes croisent fréquemment sur les sentiers de Val-d’Isère au-dessus de 2 000 mètres, est depuis 2019 une espèce protégée en France dont la cueillette est strictement réglementée. Cette protection fait suite à des décennies de cueillette intensive, le génépi étant la plante de base de la liqueur du même nom, très consommée dans les Alpes, qui avaient significativement réduit ses populations naturelles dans les alpages les plus accessibles. Les distillateurs savoyards de génépi authentique se fournissent aujourd’hui auprès de producteurs qui cultivent la plante en altitude selon des méthodes agronomiques adaptées à ses exigences écologiques strictes, altitude minimale de 1 800 mètres, sol calcaire drainant, exposition ensoleillée.
Lire la suitePhoto : N1k0mmons— Wikimedia Commons — Licence CC0 1.0 (domaine public). commons.wikimedia.org
Val-d’Isère