EXPÉRIENCE · VAL-D’ISÈRE (SAVOIE)

Vivre une aventure en motoneige sur les pistes enneigées

Découvrez les sensations d'une excursion en motoneige dans un environnement de haute montagne. Accompagné d'un professionnel, parcourez les itinéraires autorisés et admirez les paysages enneigés, notamment lors d'une sortie en fin de journée.

Vivre une aventure en motoneige sur les pistes enneigées
Photo : Photnart — Wikimedia Commons — Domaine public. commons.wikimedia.org

Le récit

La motoneige est une machine paradoxale dans un paysage de montagne : elle permet d’aller vite là où tout invite à aller lentement, elle produit du bruit là où le silence est l’une des ressources les plus précieuses, et elle consomme de l’espace et de la neige avec une désinvolture que la montagne accepte différemment selon les endroits et les conditions. Val-d’Isère, qui a intégré la motoneige à son offre touristique avec une réglementation qui la cantonne à des itinéraires précis et à des horaires déterminés, propose une expérience de cet engin qui cherche à en tirer les qualités sans en subir les inconvénients majeurs, la qualité principale étant l’accès à des zones de haute altitude qui ne seraient autrement atteignables qu’à ski ou à pied, et l’inconvénient principal étant la perturbation sonore et mécanique de milieux hivernaux dont la tranquillité est une condition de vie pour la faune qui les habitue.

Les sorties en motoneige organisées depuis Val-d’Isère empruntent des itinéraires balisés sur les pistes damées ou sur des zones spécifiquement autorisées, encadrées par des guides qui connaissent les règles d’usage et les conditions de neige. L’expérience n’est pas celle du hors-piste motorisé sans contrainte — c’est celle d’un accès privilégié à des points de vue et à des atmosphères nocturnes ou crépusculaires que la montagne en hiver réserve aux intrépides : les sorties en soirée, sous un ciel d’altitude dont la densité d’étoiles est proportionnelle à l’absence de pollution lumineuse, donnent à la haute Tarentaise une dimension cosmique que la journée de ski, aussi belle soit-elle, ne produit pas. La lumière des phares sur la neige vierge, la vapeur qui sort des carburateurs dans l’air glacé, et le silence qui revient immédiatement quand les moteurs s’arrêtent sur un replat d’altitude, ces moments ont une qualité sensorielle qui justifie l’expérience indépendamment de la performance ou de la vitesse.

Ce qui distingue la motoneige des autres activités motorisées de montagne, le quad, le buggy tout-terrain, c’est son rapport particulier à la neige comme surface : elle ne la creuse pas, elle la comprime légèrement, et sur une neige correctement choisie et dans des conditions de froid suffisant, le passage d’une motoneige laisse une trace qui disparaît en quelques heures avec le vent ou la neige fraîche. Cette légèreté relative, légèreté par rapport à d’autres machines, pas par rapport à l’absence de machine — est ce qui a permis son intégration dans certains domaines montagnards avec moins de résistance environnementale que d’autres véhicules tout-terrain, à condition que les zones d’usage soient définies avec sérieux et respectées avec rigueur, deux conditions que les opérateurs sérieux de Val-d’Isère s’attachent à maintenir.

Le saviez-vous ?
La motoneige a été inventée au Canada par Joseph-Armand Bombardier, qui déposa en 1937 un brevet pour un véhicule à chenilles motorisé destiné à se déplacer sur la neige dans les régions isolées du Québec où les routes devenaient impraticables en hiver. Le premier modèle était un grand véhicule capable de transporter plusieurs personnes et du fret, un autobus des neiges, et la motoneige individuelle légère que nous connaissons aujourd’hui n’est apparue qu’en 1959 avec le Ski-Doo, commercialisé par la même entreprise Bombardier qui est devenue depuis l’un des plus grands fabricants mondiaux d’équipements de transport, des trains aux avions d’affaires en passant par les métros de plusieurs grandes capitales mondiales.

Commune : Val-d’Isère (Savoie)

Situation

45,4495° N · 6,9802° E

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