EXPÉRIENCE · HAUTES-ALPES

Activités Outdoor

VTT, via ferrata, parapente, escalade, sports d'eau vive

Activités Outdoor
Photo : Illustration photoréaliste générée par intelligence artificielle avec ChatGPT (OpenAI)

Le récit

Les Hautes-Alpes sont un département qui ne pratique pas le tourisme outdoor comme une offre parmi d’autres, c’est un territoire dont la géographie entière est une invitation à la dépense physique, à la verticalité, au risque consenti et maîtrisé. L’altitude moyenne, les dénivelés, la qualité du rocher calcaire et granitique, la neige abondante et fiable en hiver, les rivières à fort débit issues de la fonte des neiges et des glaciers, tout concourt à faire de ce département l’un des territoires d’aventure les plus complets de France, capable de satisfaire en un seul séjour des pratiquants de disciplines aussi différentes que l’alpinisme, le vélo de montagne, le parapente, le kayak de rivière et la randonnée nordique. Ce n’est pas un catalogue d’activités ajoutées à un paysage, c’est un paysage qui génère naturellement des pratiques sportives parce qu’il les rend possibles, nécessaires et belles.

Le vélo est devenu en quelques décennies l’une des activités emblématiques du département, non pas le VTT des stations aménagées, mais le cyclisme de route et de gravel dans sa forme la plus exigeante, celle des cols mythiques que le Tour de France a rendus célèbres dans le monde entier. Le col de l’Izoard, le col du Galibier, le col de Vars, le col d’Ornon, ces noms résonnent dans la mémoire de tous les amateurs de cyclisme comme des lieux de légende, des endroits où des champions ont souffert et gagné sous les yeux d’une foule en délire, et que les cyclistes amateurs gravissent chaque été avec la même route sous les roues et une émotion différente dans les jambes. La montée de l’Izoard depuis Briançon, par la vallée de la Cerveyrette et ses lacets forestiers qui débouchent sur la Casse Déserte, ce plateau lunaire de rochers ocres et de pinacles calcaires qui précède le col, est l’une des ascensions à vélo les plus belles des Alpes, indépendamment de sa difficulté. Les eaux vives constituent l’autre grande ressource outdoor du département : la Durance, le Guil, l’Ubaye, le Gyronde offrent des sections de kayak et de rafting classées de II à V selon les secteurs et les niveaux d’eau, avec des gorges et des rapides qui attirent les pratiquants de toute l’Europe dans un territoire où la densité de rivières à fort caractère est sans équivalent dans les Alpes françaises.

Le parapente bénéficie dans les Hautes-Alpes de conditions thermiques et de reliefs qui en font l’un des départements de vol libre les plus prisés de France. Le site de Tallard, dans la vallée de la Durance, est réputé pour ses thermiques puissants et réguliers qui permettent des vols en campagne de plusieurs heures, des records de distance en parapente ont été établis depuis ce site, dont la configuration géographique crée des conditions de vol d’une qualité exceptionnelle. En hiver, le ski de randonnée et la raquette ont connu une croissance spectaculaire dans les vallées du département, portée par une clientèle qui cherche une alternative aux domaines skiables bondés, les itinéraires balisés et non balisés qui partent des villages du Queyras, du Champsaur et du Valgaudemar proposent des expériences de montagne hivernale d’une solitude et d’une beauté que les stations aménagées ne peuvent plus offrir.

Le saviez-vous ?
Le col du Galibier, à 2 642 mètres d’altitude sur la frontière entre les Hautes-Alpes et la Savoie, est l’un des cols les plus mythiques du cyclisme mondial, il a été franchi par le Tour de France plus de soixante fois depuis 1911, date de sa première inclusion dans la course. Ce qui est moins connu, c’est que lors de cette première ascension, en 1911, la majorité des coureurs mirent pied à terre pour gravir les derniers kilomètres à la main sur leurs vélos, les machines de l’époque, sans dérailleur et avec des pneus peu adaptés aux chemins de montagne, ne permettaient pas de pédaler sur les pentes les plus raides du col. Paul Duboc, qui passa le Galibier en tête ce jour-là, le fit en partie en poussant son vélo dans la neige sur une route qui n’était guère plus qu’un chemin muletier, une image qui dit beaucoup sur la distance parcourue depuis lors, tant par le matériel cycliste que par les routes des Hautes-Alpes.

Département : Hautes-Alpes

Situation

44,5594° N · 6,0796° E

Dans les villages des Hautes-Alpes