CENT UNE DÉCOUVERTES
Les expériences
Ce que l’on peut vivre sur place
Activités sportives, randonnées et sentiers, art, culture et patrimoine, marchés et gastronomie, savoir-faire local, en famille
139 expériences recensées à ce jour.
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Calanques et paysages maritimes
Des sites naturels exceptionnels
Photo : Illustration photoréaliste générée par intelligence artificielle avec ChatGPT (OpenAI)
Bouches-du-Rhône
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Patrimoine et histoire
Châteaux, abbayes, villages millenaires
Photo : Illustration photoréaliste générée par intelligence artificielle avec ChatGPT (OpenAI)
Bouches-du-Rhône
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Gastronomie provençale
Huile d'olive, vins, saveurs du terroir
Photo : Illustration photoréaliste générée par intelligence artificielle avec ChatGPT (OpenAI)
Bouches-du-Rhône
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Vélo et randonnées
Des itineraires pour tous au coeur des paysages
Photo : Illustration photoréaliste générée par intelligence artificielle avec ChatGPT (OpenAI)
Bouches-du-Rhône
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Activités nautiques
Voile, plongee, kayak, paddle, croisieres
Photo : Illustration photoréaliste générée par intelligence artificielle avec ChatGPT (OpenAI)
Bouches-du-Rhône
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Art de vivre méditerranéen
Marches, traditions, festivals, dolce vita
Photo : Illustration photoréaliste générée par intelligence artificielle avec ChatGPT (OpenAI)
Bouches-du-Rhône
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Escapade art et culture a Aix-en-Provence
Une ville d'art ou souffle l'esprit de Cézanne
Flanez dans les ruelles du vieil Aix, entre fontaines, hotels particuliers et ateliers d'artistes qui ont inspire Paul Cézanne.
Lire la suitePhoto : Rainbow0413 — Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source commons.wikimedia.org
Aix-en-Provence
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Randonnee entre collines et garrigue a Allauch
Des sentiers entre collines et parfums de garrigue
Partez sur les sentiers du massif de l'Étoile, entre pinedes et panoramas sur Marseille et la vallee de l'Huveaune.
Lire la suitePhoto : Sébastien Bertrand — Wikimedia Commons — CC BY 2.0 — Source commons.wikimedia.org
Allauch
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Balade authentique en Provence a Alleins
Un village authentique au coeur de la Provence
Decouvrez un village rural preserve, ses ruelles calmes et ses paysages de vignes typiques de la Provence interieure.
Lire la suitePhoto : Silyba — Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source commons.wikimedia.org
Alleins
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Immersion romaine et camarguaise a Arles
Deux mille ans d'histoire entre arenes et Camargue
Explorez les arenes romaines, le theatre antique et les quartiers colores d'une ville qui a inspire Van Gogh.
Lire la suitePhoto : PierreSelim — Wikimedia Commons — CC BY 3.0 — Source commons.wikimedia.org
Arles
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Decouverte santons et terroir a Aubagne
La capitale du santon et de la fabrication artisanale
Visitez les ateliers de santonniers et decouvrez le savoir-faire artisanal qui fait la renommee de la cite.
Lire la suitePhoto : Ludo33 — Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source commons.wikimedia.org
Aubagne
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Escapade nature aux Alpilles a Aureille
Un village perche face aux Alpilles sauvages
Arpentez les sentiers autour de ce village perche face aux Alpilles, entre oliveraies et paysages rocailleux.
Lire la suitePhoto : Malost — Wikimedia Commons — Domaine public — Source commons.wikimedia.org
Aureille
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Balade nature au fil de l'Huveaune a Auriol
Une balade rafraichissante le long de l'Huveaune
Suivez les berges ombragees de l'Huveaune pour une balade fraiche et familiale au coeur de la vallee.
Lire la suitePhoto : Fr.Latreille — Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source commons.wikimedia.org
Auriol
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Escapade campagne et silence a Aurons
Un hameau secret niche dans la campagne silencieuse
Decouvrez ce petit hameau rural, perdu dans la campagne, ideal pour une pause nature loin de l'agitation.
Lire la suitePhoto : Zeugme Nycthéméral — Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.5 — Source commons.wikimedia.org
Aurons
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Visite château et zoo à La Barben
Un château et son zoo pour toute la famille
Visitez le château de La Barben et son parc zoologique, une sortie ludique pour toute la famille.
Lire la suitePhoto : Eusebius — Wikimedia Commons — CC BY 3.0 — Source commons.wikimedia.org
La Barben
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Découverte patrimoine et château à Barbentane
Un village de caractère au bord de la Durance
Promenez-vous dans ce village au bord de la Durance, connu pour son château et ses ruelles fleuries.
Lire la suitePhoto : Cyril-83 — Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source commons.wikimedia.org
Barbentane
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Remparts
Des fortifications impressionnantes
Il y a des ruines qui s’excusent d’être ce qu’elles sont, des moignons de murs, des fondations à peine lisibles, des pierres dispersées que les panneaux explicatifs s’efforcent de rendre éloquentes à force de reconstitutions graphiques et de plans annotés. Et puis il y a les ruines des Baux-de-Provence, des remparts, des tours, des donjons et des corps de logis éventrés qui se dressent sur leur éperon de calcaire blanc avec une autorité et une présence qui n’ont pas besoin d’explication parce qu’elles parlent directement, physiquement, à quiconque s’approche d’elles par les sentiers qui montent depuis le village. Ces ruines-là ne demandent pas à être imaginées, elles s’imposent. La masse des pierres taillées, la hauteur des murs subsistants, la profondeur des fossés creusés dans la roche vive, la logique militaire évidente des tours de flanquement et des courtines qui courent le long de la crête, tout cela est là, tangible et impressionnant, et dit sans ambiguïté que ce qui se dressait ici n’était pas une forteresse ordinaire mais le siège d’une puissance qui a dominé une bonne partie de la Provence pendant plusieurs siècles avec une violence et un éclat dont l’histoire a gardé la mémoire bien au-delà des limites de la région.La seigneurie des Baux fut l’une des grandes puissances féodales de la Provence médiévale, les seigneurs des Baux, qui prétendaient descendre du roi mage Balthazar et portaient l’étoile à seize rais dans leurs armes avec la superbe des lignages qui se croient d’origine divine, régnèrent pendant plusieurs siècles sur soixante-dix-neuf villes et villages de Provence depuis leur citadelle imprenable avec une brutalité et une magnificence également démesurées. La cour des Baux fut au XIIe et XIIIe siècles l’une des cours de troubadours les plus brillantes du Midi, les seigneurs des Baux accueillaient et protégeaient les poètes de langue d’oc avec la générosité des mécènes qui savent que la culture est une forme de pouvoir autant qu’un plaisir, et certains d’entre eux composaient eux-mêmes des vers dont quelques-uns ont survécu jusqu’à nous. Cette coexistence entre la guerre et la poésie, entre la violence des chevauchées et la délicatesse du sirventès, entre les remparts hérissés d’engins de siège et les jardins où l’on récitait des tensons et des pastourelles, c’est le paradoxe fascinant des Baux médiévaux, un lieu où la civilisation occitane atteignit simultanément son sommet artistique et sa capacité de destruction maximale. Les remparts que l’on parcourt aujourd’hui sont les témoins muets de cette ambivalence, pierres de guerre et pierres de cour, taillées pour durer et habitées par une culture qui a disparu en même temps qu’elles tombaient.La citadelle des Baux se visite en plein air, sur le plateau calcaire que le vent de la Crau balaie en toutes saisons avec une régularité et une force qui font partie intégrante de l’expérience du lieu, ce vent qui couche les herbes entre les pierres et fait claquer les oriflammes reconstitués des tours restaurées est le même vent que subissaient les assiégés et les assiégeants des grandes guerres médiévales, et sa présence physique et sonore contribue à rendre l’expérience des ruines plus immédiate et plus incarnée que dans les citadelles protégées par leurs toits et leurs vitrages. Les engins de guerre médiévaux reconstitués, trébuchet, catapulte, bélier, qui sont installés sur le plateau offrent aux visiteurs et particulièrement aux familles une dimension pédagogique et spectaculaire qui n’épuise pas la richesse du site mais en facilite l’approche pour les plus jeunes, et les démonstrations organisées en saison permettent de comprendre concrètement la mécanique de la guerre médiévale avec une efficacité que nulle description écrite ne peut atteindre.
Lire la suiteLes Baux-de-Provence
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BOUCHES-DU-RHÔNE
chapelle castrale
Un joyau roman des Baux
Il y a dans la citadelle des Baux-de-Provence un édifice qui résiste à l’effacement avec une opiniâtreté que les siècles n’ont pas entamée — la chapelle castrale Saint-Blaise, nichée contre le rocher au bord du plateau, est l’un des rares bâtiments médiévaux du site à avoir conservé suffisamment de substance pour être encore reconnu comme ce qu’il fut, un espace de prière et de recueillement au cœur d’une forteresse dont la vocation première était tout autre. Cette chapelle du XIIe siècle, dont les murs de calcaire appareillé avec soin témoignent de la qualité des tailleurs de pierre que les seigneurs des Baux employaient pour leurs constructions religieuses, est aujourd’hui le cadre d’une expérience culturelle inattendue et bouleversante — une projection en son et lumière des œuvres de Van Gogh et de Gauguin sur ses murs intérieurs, dans ce que les Carrières de Lumières voisines ont étendu à cet espace avec une intelligence de la mise en scène qui tire parti de la rudesse médiévale des pierres pour créer un dialogue entre l’architecture romane et la peinture postimpressionniste d’une intensité que les espaces neutres des salles d’exposition ordinaires ne peuvent pas produire. Mais la chapelle mérite aussi d’être visitée dans le silence et la lumière naturelle, ses proportions ramassées, ses fenêtres étroites qui découpent le ciel de Provence en rectangles de lumière blanche, et l’usure douce de ses dalles de sol polies par des siècles de pas de pèlerins et de seigneurs sont des présences suffisantes pour qui sait s’arrêter et laisser le lieu parler.La chapelle castrale des Baux s’inscrit dans une tradition provençale des chapelles de hauteur, ces petits édifices romans construits sur les points culminants des collines calcaires de la région, à la fois lieux de culte pour les populations des villages perchés et repères visuels dans le paysage des Alpilles dont la silhouette sobre se détache sur le ciel avec une clarté et une économie de moyens qui sont la marque propre de l’architecture romane provençale. La Provence compte plusieurs centaines de ces chapelles de hauteur dont beaucoup sont aujourd’hui abandonnées ou accessibles seulement par des sentiers peu fréquentés, des édifices que les guides touristiques mentionnent à peine mais qui constituent ensemble un patrimoine roman d’une cohérence et d’une beauté diffuse qui imprègnent le paysage provençal d’une dimension spirituelle dont les randonneurs et les amateurs d’architecture médiévale perçoivent la présence avec une émotion que la célébrité des grands monuments ne produit pas toujours avec la même pureté. La chapelle Saint-Blaise des Baux est l’une des mieux conservées et des plus accessibles de ce réseau de chapelles romanes des Alpilles, un point de départ possible pour une découverte plus large du roman provençal dans ses expressions les plus intimes et les plus dépouillées.Les Carrières de Lumières, installées dans les anciennes carrières de bauxite creusées dans les falaises calcaires au pied de la citadelle, sont indissociables aujourd’hui de l’expérience des Baux, ces cathédrales souterraines de pierre blanche aux volumes spectaculaires accueillent depuis 1977 des spectacles de projection immersive dont les éditions successives ont consacré le lieu comme l’une des expériences culturelles les plus originales et les plus visitées du sud de la France. La chapelle castrale et les Carrières de Lumières sont deux expressions complémentaires d’un même rapport entre l’espace et l’image, dans la chapelle, l’image projetée sur les pierres médiévales crée un dialogue entre deux siècles de création humaine ; dans les Carrières, l’image envahit un espace minéral brut et transforme la visite en immersion totale où les frontières entre le spectateur et l’œuvre s’effacent dans la lumière et la musique. Les Baux-de-Provence ont ainsi réussi le tour de force de faire coexister sur quelques hectares de calcaire blanc l’archéologie médiévale la plus rigoureuse et l’innovation culturelle la plus contemporaine, une coexistence qui dit quelque chose d’essentiel sur la capacité des grands sites patrimoniaux à se réinventer sans trahir ce qui les a rendus précieux.
Lire la suitePhoto : Illustration— Générée par intelligence artificielle avec ChatGPT (OpenAI) —2026
Les Baux-de-Provence
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Visite Nocturne
La citadelle éclairée au flambeaux
Quand le dernier car de touristes a quitté le plateau et que la lumière dorée de l’après-midi cède la place aux violets profonds du crépuscule provençal, les Baux-de-Provence révèlent un visage que le jour ne montre jamais, celui d’une citadelle rendue à elle-même, à son silence millénaire et à la nuit qui montait déjà sur ces rochers calcaires quand les seigneurs des Baux rentraient de leurs chevauchées pour dîner à la lueur des torches dans leurs salles de pierre. La visite nocturne du site des Baux est une expérience d’une autre nature que la visite de jour, non pas la même chose dans l’obscurité, mais un dialogue d’une qualité différente avec les ruines, où la disparition du détail archéologique laisse place à la présence brute des masses de pierre, aux silhouettes des tours contre le ciel étoilé et aux jeux d’ombre que les projecteurs disposés dans la citadelle créent sur les parements des murs avec une précision et une sensibilité qui disent quelque chose de l’intelligence lumineuse des scénographes qui ont conçu cette mise en scène nocturne. Les Alpilles à cette heure sont noires et lisses contre le ciel, la vallée en contrebas n’est plus qu’un tapis de lumières lointaines que l’on distingue à peine depuis les remparts, et la sensation d’être au bout du monde, au bout d’un monde du moins, celui de la féodalité provençale dans sa dernière forteresse, s’impose avec une évidence que le bruit et le flux des visiteurs de jour avaient tenu à distance.La nuit transforme aussi les matériaux du site d’une façon que la lumière naturelle ne produit pas, le calcaire blanc des Baux, qui réverbère le soleil avec une intensité presque douloureuse en milieu de journée, absorbe et restitue la lumière artificielle avec une douceur et une profondeur qui révèlent les textures de la pierre, les traces d’outil des tailleurs médiévaux et les stratifications géologiques de ces falaises qui sont à la fois le matériau de construction de la citadelle et le sol sur lequel elle repose, la carrière et le château, la terre et l’édifice inextricablement liés dans ce paysage minéral d’une cohérence absolue. Les Carrières de Lumières, voisines immédiates du site castral, proposent leurs propres nocturnes en saison, et la combinaison d’une visite de la citadelle aux heures crépusculaires suivie d’un spectacle de projection dans les anciennes carrières de bauxite constitue une soirée de densité culturelle et émotionnelle rare, une plongée dans les couches de temps qui se sont déposées sur ce promontoire depuis que les premiers Ligures y ont perçu la valeur défensive d’un rocher blanc dominant trois vallées à la fois.Le plateau des Baux la nuit porte aussi une mémoire que le tourisme de masse avait un peu estompée sous le poids de ses propres images — celle d’un lieu qui fut longtemps redouté, un nid d’aigle dont les seigneurs portaient un rapace dans leurs armes non par goût héraldique mais parce que l’aigle disait quelque chose de vrai sur leur manière d’occuper le monde, de haut et en silence, avec la patience de ceux qui savent que les vallées finissent toujours par revenir à ceux qui tiennent les hauteurs. La nuit rend aux Baux quelque chose de cette aura de puissance tranquille et de menace latente que la lumière crue du midi avait peut-être trop bien dissous dans le confort rassurant du site touristique bien balisé.
Lire la suitePhoto : llustration— Générée par intelligence artificielle avec ChatGPT (OpenAI) —2026
Les Baux-de-Provence
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BOUCHES-DU-RHÔNE
Ateliers Enfants
Pour petits scieras et apprentis bâtisseurs
Il y a quelque chose de particulièrement juste dans l’idée de faire découvrir les Baux-de-Provence aux enfants non pas à travers la visite commentée mais à travers le faire, le geste, la matière, l’expérimentation des techniques médiévales qui transforment une citadelle en ruines en un territoire vivant où l’histoire n’est plus une chronologie à mémoriser mais une façon de travailler la pierre, d’encocher une flèche, de moudre le grain ou de mélanger les pigments que les peintres du Moyen Âge broyaient dans leurs ateliers pour produire les rouges et les ocres de leurs enluminures. Les ateliers enfants proposés sur le site castral des Baux, et dans les structures culturelles du village haut qui les organisent en saison, s’inscrivent dans cette pédagogie du faire qui est la plus ancienne et la plus efficace des façons de transmettre une culture, celle par laquelle les apprentis des corporations médiévales apprenaient leur métier non pas en écoutant mais en tenant l’outil, en ratant, en recommençant et en comprenant par le corps ce que la leçon magistrale ne peut pas donner. Un enfant qui a tendu un arc médiéval sur le plateau des Baux, qui a senti la résistance de la corde et calculé instinctivement la trajectoire d’une flèche vers une cible de paille dressée contre les remparts, sait quelque chose sur la guerre médiévale que nul manuel scolaire ne peut lui enseigner avec la même immédiateté.Les ateliers de calligraphie et d’enluminure proposés dans le cadre du village médiéval des Baux initient les enfants aux techniques de l’écriture manuscrite médiévale, la préparation du parchemin, la taille de la plume d’oie, le mélange des encres à partir de pigments naturels prélevés dans l’environnement immédiat, dans un cadre qui est lui-même une leçon de géographie culturelle : ces pigments ocre et rouille que les enfants écrasent entre leurs doigts viennent des roches ferrugineuses des Alpilles, les mêmes roches dont la bauxite, découverte à Les Baux en 1821 et portant le nom du village, allait révolutionner l’industrie mondiale de l’aluminium un siècle plus tard. La matière locale, le geste médiéval et l’histoire industrielle universelle se rejoignent dans un atelier de peinture pour enfants avec une élégance pédagogique que les concepteurs de ces ateliers ont eu l’intelligence de ne pas trop expliciter, c’est le geste qui enseigne, pas le commentaire. Les ateliers de taille de pierre, plus physiques et plus bruyants, donnent aux plus grands l’occasion de manier le marteau et le ciseau sur des blocs de calcaire des Alpilles avec l’encadrement d’artisans tailleurs de pierre qui perpétuent sur ce site même les techniques des bâtisseurs médiévaux dont les travaux les entourent de toutes parts.Le site des Baux a aussi compris que les Carrières de Lumières voisines constituent un espace pédagogique d’un potentiel exceptionnel pour les ateliers destinés aux jeunes publics, la combinaison d’une immersion dans les images projetées sur les parois calcaires et d’un atelier de dessin ou de peinture inspiré du thème de l’exposition de l’année produit chez les enfants une réponse créative d’une richesse et d’une spontanéité que les ateliers d’art ordinaires, dans des salles neutres coupées du contexte, ne génèrent pas avec la même intensité. Les enfants qui dessinent Van Gogh après avoir été enveloppés par ses couleurs dans les Carrières ne copient pas le peintre, ils ont été touchés par lui dans un espace où la peinture n’est plus une image dans un cadre mais un environnement total, et leur dessin porte la trace de cette expérience d’une façon qui surprend souvent leurs parents et leurs enseignants.
Lire la suitePhoto : llustration— Générée par intelligence artificielle avec ChatGPT (OpenAI) —2026
Les Baux-de-Provence