CENT UNE DÉCOUVERTES
Les expériences
Ce que l’on peut vivre sur place
Activités sportives, randonnées et sentiers, art, culture et patrimoine, marchés et gastronomie, savoir-faire local, en famille
6 expériences recensées à ce jour.
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NIÈVRE
NATURE ET Randonnées
Morvan, forêts, lacs, voies vertes
La Nièvre est un département que la France traverse sans s’y arrêter, prise entre la Bourgogne viticole au nord et l’Auvergne volcanique au sud, elle n’a pas de slogan évident, pas de produit signature universellement reconnu, pas de monument qui fasse détour obligatoire dans tous les guides. Et c’est précisément cette discrétion constitutive qui en fait l’un des territoires les plus précieux pour le randonneur qui cherche ce que la France a de plus rare à offrir aujourd’hui : une nature vraiment tranquille, des forêts où l’on marche des heures sans croiser personne, des rivières dont les berges n’ont pas été aménagées pour le tourisme mais simplement laissées à elles-mêmes avec la générosité végétale des cours d’eau qui n’ont pas été domestiqués. La Nièvre est le département de la France profonde au sens géographique et au sens affectif du terme, un territoire intérieur, loin des côtes et des grandes métropoles, qui vit à son propre rythme depuis des siècles et qui n’a jamais eu besoin d’en changer.Le Morvan est le cœur sauvage de la Nièvre, un massif granitique ancien, l’un des plus vieux de France, dont les sommets arrondis par l’érosion millénaire n’atteignent pas les hauteurs alpines mais compensent leur modestie altimétrique par une densité forestière et une qualité de silence qui font de ses sentiers quelques-uns des plus apaisants que le randonneur puisse emprunter en France. Le Parc Naturel Régional du Morvan, créé en 1970 et partagé entre la Nièvre, la Côte-d’Or, la Saône-et-Loire et l’Yonne, protège sur cent quatre-vingt-dix mille hectares un territoire de hêtraies et de pessières, de tourbières et de landes à bruyères, de lacs et de rivières à truites dont la diversité écologique est inversement proportionnelle à sa notoriété touristique. Le mont Beuvray, célèbre pour avoir accueilli Bibracte, la capitale des Éduens et l’un des oppidums gaulois les plus importants d’Europe; offre depuis ses huit cent vingt-quatre mètres une vue panoramique sur le Morvan, le Charolais et par temps exceptionnel jusqu’aux Alpes, une récompense géographique d’autant plus précieuse qu’elle est atteinte après une montée en forêt qui ne révèle rien de ce qui attend le marcheur au sommet.La Loire traverse la Nièvre du sud au nord dans sa partie encore jeune, une Loire de granit et de basalte, étroite et rapide dans les gorges qui séparent les Monts de la Madeleine du Morvan, qui s’élargit progressivement en approchant de Nevers et commence à acquérir ce caractère de fleuve royal que les châteaux de la Touraine lui prêteront plus en aval. Les gorges de la Loire nivernaise, entre Decize et la limite avec la Saône-et-Loire, sont l’un des sites naturels les moins connus et les plus beaux du département, des méandres encaissés dans un paysage de vignes et de bois dont les sentiers de crête offrent des vues plongeantes sur le fleuve d’une beauté et d’une intimité que les touristes qui ne connaissent la Loire qu’à Chambord ou à Amboise n’imaginent pas. Le canal du Nivernais, qui longe l’Yonne sur une grande partie de son tracé à travers le Morvan, est quant à lui l’itinéraire de randonnée et de cyclotourisme le plus fréquenté du département — un chemin de halage ombragé de frênes et d’aulnes qui suit le fil de l’eau avec une régularité et une douceur qui en font le parcours idéal pour les marcheurs qui préfèrent la contemplation à l’effort.Le saviez-vous ? Le Morvan fut pendant des siècles l’un des principaux fournisseurs de bois de chauffage et de flottage de Paris — des millions de stères de bois coupés dans les forêts morvandelles étaient chaque automne jetés dans les rivières et les ruisseaux grossis par les pluies d’automne, formant des trains de bois flottants qui descendaient l’Yonne jusqu’à la Seine et approvisionnaient la capitale en combustible pour l’hiver. Cette industrie du flottage, qui employa des milliers de « flotteurs » morvandeux pendant plus de trois siècles, prit fin au début du XXe siècle avec l’arrivée du charbon et du chemin de fer, mais laissa dans la géographie du Morvan des traces encore visibles, des étangs de retenue creusés pour réguler le débit des rivières pendant la saison du flottage, appelés « étangs de la Cure » ou « vieux étangs », qui sont aujourd’hui des réserves naturelles d’une richesse écologique remarquable et des plans d’eau de loisirs appréciés des familles en été, gardant dans leurs berges la mémoire d’une économie forestière que la modernité a effacée sans tout à fait faire disparaître.
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Nièvre
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NIÈVRE
PATRIMOINE ET HISTOIRE
Châteaux, abbayes, églises et musées
La Nièvre est un département qui porte en elle plusieurs strates d’histoire superposées avec une discrétion qui contraste avec la densité de ce qu’elles contiennent, une histoire gauloise d’une importance capitale pour la compréhension des origines de la France, une histoire médiévale de châteaux et d’abbayes dont certains comptent parmi les plus beaux de Bourgogne, une histoire industrielle liée à la forge et à la faïence qui a produit des objets dont les musées du monde entier conservent des exemplaires, et une histoire révolutionnaire et impériale qui a laissé dans les noms de rues et les monuments des traces que le visiteur attentif déchiffre avec la surprise de celui qui trouve de l’or là où il n’attendait que du calcaire. La Nièvre est un département à déchiffrer, elle ne se livre pas à première vue, mais elle récompense ceux qui prennent le temps de lire ses paysages et ses pierres avec l’attention qu’ils méritent.Bibracte, au sommet du mont Beuvray, est le site archéologique le plus important de la Nièvre et l’un des plus significatifs de l’Europe celtique, la capitale des Éduens, peuple gaulois allié de Rome dont le territoire couvrait une grande partie de la Bourgogne actuelle, était au Ier siècle avant Jésus-Christ une ville de vingt mille habitants dotée de bâtiments publics, d’ateliers artisanaux, de sanctuaires et d’un réseau de rues dallées dont les fouilles archéologiques menées depuis les années 1980 révèlent progressivement la sophistication et la richesse. C’est à Bibracte que César passa l’hiver 52-51 avant Jésus-Christ après la victoire d’Alésia pour rédiger ses « Commentaires sur la Guerre des Gaules », un détail historique d’une portée considérable, car c’est dans cette ville gauloise que fut écrit l’un des textes fondateurs de la culture latine et de la mémoire de la Gaule, un paradoxe géographique et culturel qui dit quelque chose d’essentiel sur la complexité des rapports entre Rome et les peuples qu’elle conquérait. Le musée de Bibracte, installé dans un bâtiment contemporain de Roland Castro au cœur du site archéologique, est l’un des musées archéologiques les plus pédagogiques et les plus beaux de France, un lieu où la science et la mise en scène s’accordent pour rendre accessible et émouvant un passé que les fouilles continuent chaque été de faire surgir de terre.Nevers, préfecture de la Nièvre, concentre le patrimoine urbain le plus dense du département, une ville dont le centre historique aligne sur quelques centaines de mètres la cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte avec ses deux absides opposées, unique en France dans cette configuration qui juxtapose une abside romane et une abside gothique comme si deux époques avaient voulu simultanément signer l’édifice, le palais ducal dont la silhouette à tourelles rondes et lucarnes sculptées est l’une des réalisations les plus élégantes de l’architecture civile de la Renaissance dans le centre de la France, et le couvent Saint-Gildard où repose le corps intact de Bernadette Soubirous, la voyante de Lourdes qui termina sa courte vie à Nevers en 1879 et dont la dépouille, demeurée incorruptible selon les témoignages médicaux des commissions d’exhumation, attire chaque année des centaines de milliers de pèlerins dans cette ville que rien dans son apparence extérieure ne désignait comme un lieu de pèlerinage majeur.Le saviez-vous ? La faïence de Nevers est l’une des productions céramiques les plus importantes de l’histoire de l’art décoratif français, introduite dans la ville au XVIe siècle par des faïenciers italiens venus de Conrade, dans la région de Gênes, au service du duc Louis de Gonzague qui venait d’hériter du duché de Nevers, elle atteignit son apogée aux XVIIe et XVIIIe siècles avec une production de plusieurs millions de pièces annuelles et l’invention de techniques décoratives, le bleu persan, le bleu de Nevers, la décoration en camaïeu blanc sur fond bleu, qui influencèrent durablement la céramique européenne. Les musées de Nevers et les collections publiques françaises conservent des exemplaires de faïence nivernaise dont la qualité et la finesse artistique rivalisent avec les meilleures productions de Delft et de Moustiers, témoignant d’une tradition artisanale d’une richesse que l’effacement progressif des manufactures au XIXe siècle a rendu moins visible mais pas moins réelle dans l’histoire des arts appliqués français.
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Nièvre
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NIÈVRE
GASTRONOMIE
Charolaus, fromages, escargots, vins des châteaux de la Loire
La gastronomie nivernaise est une cuisine du fond, une cuisine qui ne cherche pas l’effet, qui ne se soucie pas des modes, qui a trouvé depuis des siècles ses équilibres dans les ressources d’un territoire où la forêt, la rivière et le pré se partagent l’espace avec une générosité tranquille. Elle appartient à cette catégorie de cuisines régionales françaises qui n’ont pas besoin de se défendre parce qu’elles n’ont jamais eu de complexes — une cuisine de terroir authentique où la charolaise est reine, où la carpe et le brochet font l’objet d’une attention que les cuisiniers du bord de Loire ont appris à leur témoigner depuis que les moines médiévaux ont transformé l’art de l’étang en science gastronomique, et où les champignons des sous-bois nivernais, cèpes, girolles, trompettes de la mort, viennent en automne enrichir des préparations dont la simplicité apparente dissimule une maîtrise réelle de la matière première.La charolaise est l’emblème absolu de la gastronomie nivernaise, cette race bovine dont le Charolais, territoire aux confins de la Nièvre et de la Saône-et-Loire, a conservé le nom et dont les prairies nivernaises produisent certains des meilleurs spécimens, est l’une des grandes viandes de boucherie françaises, reconnue par les cuisiniers du monde entier pour la qualité de son persillage, la tendreté de sa chair et la puissance aromatique d’une viande élevée sur des herbages où les herbes sauvages et les graminées naturelles ont façonné depuis des générations un goût que l’élevage industriel n’est jamais parvenu à reproduire. La côte de bœuf charolaise rôtie, le tournedos poêlé au beurre de Bresse, la joue confite au vin de Pouilly ou l’entrecôte simplement grillée sur feu de bois de chêne, autant de préparations qui n’ont besoin d’aucun artifice parce que la matière première les porte seule. Le poulet de Bresse, voisin de territoire et partenaire naturel de la table nivernaise, complète cette offre carnée avec une légèreté et une finesse qui contrebalancent la générosité bovine.Le vin de Pouilly-Fumé est l’autre trésor gastronomique de la Nièvre, ce blanc de sauvignon blanc produit sur les coteaux de silex et de calcaires kimméridgiens qui surplombent la Loire entre Pouilly-sur-Loire et Tracy-sur-Loire est l’un des grands blancs secs de France, reconnaissable à ce qu’on appelle le « silex », cette note minérale évoquant la pierre à fusil frappée qu’aucune autre région ne parvient à reproduire avec la même précision et la même élégance. Le Pouilly-Fumé accompagne naturellement les terrines de brochet du Val de Loire, les crottins de Chavignol, fromages de chèvre produits sur la rive berrichonne mais dont la table nivernaise fait sa propre, les fromages du Morvan et les préparations à base de poissons de rivière que les cuisiniers du bord de Loire ont élevées au rang de tradition gastronomique digne des plus grandes tables régionales.Le saviez-vous ? Le crottin de Chavignol, l’un des fromages de chèvre les plus célèbres de France, tire son nom du village de Chavignol situé dans le Cher, mais sa présence sur les tables nivernaises remonte au Moyen Âge lorsque les bergers et cabrières des deux rives de la Loire partageaient les mêmes traditions fromagères. Son appellation d’origine protégée couvre une zone de production qui s’étend sur plusieurs départements du Val de Loire. Quant au Pouilly-Fumé, le terme « fumé » ne désigne pas une quelconque fumaison mais fait référence, selon la tradition locale, à la fleur de la vigne au printemps, une « fumée » bleutée qui enveloppe les coteaux en floraison et que les vignerons nivernais regardaient depuis des siècles comme l’annonce des grandes millésimes à venir.
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Nièvre
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NIÈVRE
SAVOIR-FAIRE
Poterie, faience, artisanat d'art, produits du terroir
La Nièvre est un département de mains savantes, un territoire où le travail de la matière a produit au fil des siècles des traditions artisanales d’une richesse et d’une originalité qui méritent d’être connues bien au-delà des frontières de la Bourgogne. Ce savoir-faire nivernais n’est pas le fruit du hasard mais d’une conjonction rare entre des ressources naturelles exceptionnelles, l’argile, le bois, le fer, le cristal de roche, et des hommes qui ont su, génération après génération, transformer ces matières premières en objets dont certains sont aujourd’hui conservés dans les plus grands musées du monde. La Nièvre est l’un de ces territoires discrets qui ont contribué de manière décisive à l’histoire des arts appliqués français sans jamais en revendiquer suffisamment la paternité, une modestie qui tient peut-être au caractère de ses habitants, mais qui ne devrait pas empêcher le visiteur curieux de mesurer l’ampleur et la qualité de ce que ce département a produit.La faïence de Nevers est la grande tradition artisanale nivernaise, introduite à la fin du XVIe siècle par des potiers italiens venus de la région de Gênes au service de Louis de Gonzague, duc de Nevers et prince de sang italien, elle connut son apogée aux XVIIe et XVIIIe siècles lorsque les manufactures neversoises employaient plusieurs centaines d’ouvriers et expédiaient leurs productions dans toute l’Europe. La technique nivernaise se distingue par l’emploi d’un émail stannifère d’une blancheur et d’une opacité particulières sur lequel les peintres en faïence déployaient des décors d’une finesse et d’une liberté remarquables, les fameux bleus de Nevers, les décors à la façon de Chine, les scènes mythologiques et religieuses, les motifs floraux et animaliers qui font de la faïence nivernaise un art pictural à part entière. Quelques manufactures perpétuent aujourd’hui cette tradition dans des ateliers où les techniques du XVIIe siècle sont maintenues avec une fidélité qui est à la fois un hommage aux maîtres anciens et une forme de résistance à la standardisation industrielle, des lieux où il est possible de voir travailler des faïenciers dont le geste précis et l’œil exercé rappellent que certains métiers ne s’apprennent pas dans les livres mais dans la répétition patiente du même mouvement durant des années.La tradition du travail du bois dans le Morvan est l’autre grand savoir-faire nivernais, un territoire couvert de forêts de chênes, de hêtres et de charmes a naturellement engendré des métiers du bois dont certains remontent aux premiers défrichements médiévaux et dont d’autres, plus récents, témoignent de la capacité d’adaptation des artisans nivernais aux évolutions de la demande. La lutherie, la saboterie, la tonnellerie, le tournage sur bois, la fabrication de meubles rustiques dans la tradition bourguignonne, autant de métiers qui se maintiennent dans le Morvan nivernais grâce à des artisans dont la réputation dépasse largement les frontières du département. Les couteliers de la région de Château-Chinon, les potiers des villages du Bazois, les tisserands qui perpétuent des traditions textiles liées à l’élevage ovin des plateaux ,autant de témoins vivants d’une culture artisanale que le tourisme de savoir-faire, en plein essor, contribue heureusement à maintenir et à valoriser auprès d’un public de plus en plus sensible à l’authenticité des gestes et à la qualité des matières.Le saviez-vous ? La faïence de Nevers fut l’une des premières céramiques françaises à représenter des scènes d’actualité et des événements politiques contemporains, les faïenciers nivernais du XVIIe siècle peignaient sur leurs pièces des scènes de batailles, des portraits de souverains et des allégories politiques avec une liberté de ton et une rapidité d’exécution qui en faisaient une sorte de presse illustrée de l’époque. Pendant la Révolution française, les manufactures de Nevers produisirent ainsi une série de faïences révolutionnaires ornées de bonnets phrygiens, de cocardes tricolores et de devises républicaines qui constituent aujourd’hui des documents historiques exceptionnels autant que des objets de collection recherchés, une preuve que l’artisanat nivernais a toujours su se mettre au service de son temps.
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Nièvre
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NIÈVRE
EN FAMILLE
Parcs animaliers, accrobranche, activités nature
La Nièvre est un département qui accueille les familles avec cette générosité tranquille des territoires qui n’ont pas besoin de se mettre en scène pour séduire, un espace où les enfants grandissent de quelques centimètres dans la tête pendant les vacances, où ils apprennent que la nature n’est pas un décor mais un monde vivant dont il faut apprendre les codes et respecter les équilibres, et où les adultes retrouvent ce rythme lent et accordé aux saisons que la vie urbaine a tendance à faire oublier. Ici, les journées de vacances ont une texture particulière, elles commencent par le bruit d’une rivière entendu depuis la fenêtre ouverte sur le Morvan, elles se déploient le long de chemins forestiers où les familles apprennent ensemble les noms des arbres et des champignons, et elles se terminent dans ces auberges de campagne où la table dressée pour le dîner est la récompense naturelle d’une journée bien vécue.Le parc naturel régional du Morvan est le terrain de jeu familial par excellence dans la Nièvre, un territoire de quatre-vingt-dix mille hectares de forêts, de lacs et de rivières qui offre aux familles une palette d’activités de plein air d’une richesse exceptionnelle sans jamais verser dans l’artificialité des parcs à thème. Les lacs du Morvan, Settons, Pannecière, Chaumeçon, Chamboux, sont des plans d’eau aménagés pour les familles avec des plages surveillées en été, des bases nautiques où l’on apprend à pagayer en kayak ou à manœuvrer un pédalo, des sentiers de bord de lac accessibles aux plus petits et des espaces pique-nique d’où la vue sur les forêts de hêtres qui descendent jusqu’à l’eau crée ces images de vacances que les enfants gardent toute leur vie. La Maison du Parc à Saint-Brisson propose des animations pédagogiques sur la faune et la flore du Morvan particulièrement bien conçues pour les enfants, des expositions interactives, des sorties guidées et des ateliers de découverte qui transforment la curiosité naturelle des jeunes visiteurs en connaissance réelle et en attachement durable à un territoire.Bibracte et son musée archéologique sont une destination familiale d’une rare qualité pédagogique, le site gaulois du mont Beuvray a développé une offre de médiation culturelle qui permet aux enfants de comprendre et de toucher du doigt, au sens presque littéral, la vie quotidienne des habitants de la grande cité des Éduens au Ier siècle avant Jésus-Christ. Les reconstitutions de techniques artisanales gauloises, les animations autour de l’archéologie expérimentale et les jeux de piste qui font parcourir le site archéologique en cherchant des indices transforment la visite en aventure, une manière d’apprendre l’histoire qui ancre les connaissances beaucoup plus profondément que n’importe quel manuel scolaire. La descente en canoë de l’Yonne ou du Chalaux, les sorties en poney dans les fermes équestres du Morvan, la découverte des étangs à la pêche avec un moniteur patient, autant d’activités qui font de la Nièvre un département où les familles reviennent d’année en année avec la certitude de trouver intact ce qui les avait conquis la première fois.Le saviez-vous ? Le Morvan nivernais fut pendant des siècles le grand réservoir de nourrices de Paris, un phénomène démographique et social considérable connu sous le nom de « pays des nourrices » qui vit des générations de femmes du Morvan partir allaiter les enfants des familles bourgeoises et aristocratiques parisiennes, laissant leurs propres nourrissons aux soins des grands-mères et des voisines. Ce système, organisé dès le XVIIe siècle et qui atteignit son apogée au XIXe siècle, faisait de certains villages morvandiaux des lieux où presque toutes les femmes en âge d’allaiter étaient engagées comme nourrices à Paris, une page méconnue mais fascinante de l’histoire sociale française que le musée de Lormes et plusieurs expositions locales documentent avec une richesse de témoignages qui touche particulièrement les familles venues découvrir ce territoire.
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Nièvre
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NIÈVRE
Activités NAUTIQUES
Canoé, paddle, balades fluviales sur la Loire
La Nièvre est un département d’eaux vives et d’eaux dormantes, un territoire traversé par la Loire, l’Yonne, le Nohain, l’Aron et le Chalaux, ponctué de lacs de retenue creusés dans les vallées morvandielles et parcouru par le canal du Nivernais dont les cent soixante-quatorze kilomètres de bief tranquille constituent l’une des voies navigables les plus belles et les plus préservées de France. Ici, l’eau n’est pas un décor mais un axe de vie , elle a structuré depuis des siècles les implantations humaines, les échanges commerciaux et les loisirs d’une population qui a appris très tôt à lire les rivières et à respecter leurs humeurs saisonnières. Pour le visiteur qui vient chercher dans la Nièvre une expérience nautique authentique, loin des plans d’eau artificiels et des aménagements standardisés, le département offre une diversité de pratiques et de paysages qui place chaque sortie sur l’eau dans un cadre naturel d’une qualité rare.Le canal du Nivernais est la grande voie navigable de la Nièvre, construit entre 1784 et 1842 pour acheminer le bois du Morvan vers Paris via la Loire et la Seine, il traverse aujourd’hui un paysage agricole et forestier d’une douceur exceptionnelle, longeant des prairies où paissent les charolaises, franchissant des écluses en pierre blonde dont les éclusiers-jardiniers ont maintenu les abords fleuris avec un soin qui dit quelque chose de l’attachement des Nivernais à leurs ouvrages d’art. En pénichette, en kayak de mer ou à vélo sur le chemin de halage qui l’accompagne sur toute sa longueur, le canal du Nivernais se parcourt à un rythme qui est lui-même un plaisir, celui de la lenteur choisie, du paysage qui se déroule sans hâte et de la France profonde qui se révèle au détour de chaque écluse avec une générosité et une variété que la vitesse empêche toujours de percevoir. Les loueurs de bateaux sans permis installés à Auxerre, Clamecy, Corbigny et Decize permettent à des familles sans expérience nautique préalable de s’emparer de cette voie d’eau magnifique avec une liberté totale et une sécurité absolue.Les lacs du Morvan nivernais constituent l’autre grand espace nautique du département, le lac des Settons avec ses trois cent cinquante hectares de plan d’eau entourés de forêts de résineux, le lac de Pannecière avec ses sept cents hectares qui en font le plus grand lac de Bourgogne, le lac de Chaumeçon et ses berges sauvages accessibles uniquement à pied ou en bateau, autant de plans d’eau où la pratique du kayak, du canoë, de la voile légère, du paddle et de la pêche se déroule dans des cadres naturels préservés où la présence humaine reste mesurée et respectueuse. Les rivières du Morvan, l’Yonne dans sa jeunesse vive et capricieuse, le Chalaux aux eaux claires et rapides, la Cure qui marque par endroits la frontière avec l’Yonne, offrent aux amateurs de canoë-kayak des parcours de niveaux variés, des descentes familiales tranquilles aux rapides qui demandent une technique plus affirmée, toujours dans des paysages de gorges boisées et de vallées encaissées dont la beauté sauvage est l’une des grandes surprises de ce département que l’on n’associe pas spontanément aux sports d’eaux vives.Le saviez-vous ? Le canal du Nivernais fut pendant plus d’un siècle le principal vecteur d’approvisionnement en bois de chauffage de Paris, des milliers de flotteurs morvandiaux, les « flotteurs de bois », organisaient chaque printemps la descente des billes de bois coupées dans les forêts du Morvan jusqu’à la Loire puis vers la capitale, dans ce qu’on appelait le « flottage à bûches perdues ». Cette pratique extraordinaire, qui consistait à laisser des millions de billes de bois dériver librement sur les rivières en crue avant de les rassembler en radeaux plus bas, mobilisait chaque année des centaines d’hommes dont le savoir-faire et la résistance physique étaient légendaires dans toute la Bourgogne, une page d’histoire économique et humaine que quelques musées locaux et associations de mémoire du Morvan s’attachent aujourd’hui à préserver et à transmettre.
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Nièvre