CENT UNE DÉCOUVERTES
Les expériences
Ce que l’on peut vivre sur place
Activités sportives, randonnées et sentiers, art, culture et patrimoine, marchés et gastronomie, savoir-faire local, en famille
6 expériences recensées à ce jour.
-

PAS-DE-CALAIS
NATURE ET Randonnées
Caps, dunes, forets, marais et vallées
Le Pas-de-Calais est un département que l’on traverse souvent sans s’arrêter, pressé de rejoindre le ferry de Calais ou l’Eurostar de Fresque, on longe ses plaines agricoles depuis l’autoroute sans soupçonner que derrière la platitude apparente du paysage se cachent des espaces naturels d’une richesse et d’une diversité que peu de régions françaises peuvent revendiquer à cette latitude. Car le Pas-de-Calais n’est pas plat, ou plutôt, il n’est pas que plat : ses collines d’Artois, ses vallées encaissées de l’Aa, de la Canche et de l’Authie, ses falaises de la côte d’Opale, ses marais arrière-littoraux et ses forêts domaniales constituent un paysage varié et subtil que la randonnée révèle avec une générosité que l’autoroute ne laisse jamais deviner. C’est un département qui se mérite un peu, qui demande que l’on sorte de la voiture, que l’on accepte le vent et parfois la pluie fine qui ne mouille pas vraiment mais qui change la lumière, et qui récompense cet effort par des panoramas sur des vallées agricoles d’une douceur flamande, des bords de rivière où les hérons cendrés pêchent dans une immobilité sculptée et des chemins creux bordés de haies d’aubépines qui fleurissent en mai avec une générosité blanche et parfumée que le vent disperse sur des kilomètres.Les collines d’Artois, cet accident topographique modeste qui culmine à deux cent soixante mètres à Notre-Dame-de-Lorette et qui constitue la seule véritable hauteur du département, sont le terrain de randonnée le plus fréquenté du Pas-de-Calais intérieur, et pour de bonnes raisons : leurs versants couverts de bois de chênes et de charmes, leurs crêtes dégagées qui offrent des vues sur les plaines de la Flandre au nord et de l’Artois au sud, leurs chemins de remembrance qui traversent des sites de la Grande Guerre avec une discrétion qui laisse le paysage parler lui-même, tout cela compose un itinéraire de randonnée qui est à la fois une expérience naturelle et une expérience mémorielle, les deux dimensions s’enrichissant mutuellement dans un territoire où la nature a repris ses droits sur des champs de bataille que les forêts et les prairies ont progressivement effacés sans jamais tout à fait recouvrir. La vallée de la Canche, entre Montreuil-sur-Mer et Le Touquet, est l’autre grand territoire de randonnée du département, une vallée large et agricole que la rivière parcourt en méandres paresseux entre des berges de saules et d’aulnes, avec des sentiers qui alternent entre les hautes herbes des prairies alluviales et les bois de peupliers que la lumière traverse en filaments dorés en fin de journée.Le littoral de la côte d’Opale est le troisième visage de la randonnée dans le Pas-de-Calais, et peut-être le plus saisissant pour qui n’a pas l’habitude de marcher au bord de la mer du Nord. Le GR120, sentier du littoral, longe la côte depuis la baie de Somme jusqu’à la frontière belge sur plus de cent kilomètres de chemins qui alternent entre les crêtes des falaises de craie, les creux des dunes fixées par les oyats et les oyats, et les plages de sable fin que le vent sculpte en permanence en vaguelettes et en rides dont les formes changent d’une marée à l’autre. Marcher sur ce sentier par un jour de vent d’ouest, avec la mer qui déferle en rouleaux d’écume verte sur la gauche et les dunes qui ondulent sur la droite dans la lumière oblique de fin d’après-midi, est une expérience physique et sensorielle d’une intensité que les paysages plus spectaculaires des côtes bretonnes ou normandes n’offrent pas toujours, quelque chose de plus nu, de plus direct, de moins théâtral et pour cela plus réel.Le saviez-vous ? La baie de Canche, à l’embouchure de la rivière entre Le Touquet et Étaples, est l’un des sites de nidification les plus importants de France pour la sterne caugek et le goéland argenté, plusieurs milliers de couples y nichent chaque printemps dans des colonies qui constituent l’un des spectacles ornithologiques les plus impressionnants du littoral français du Nord. Ce site est également une halte migratoire majeure pour des dizaines d’espèces d’oiseaux limicoles qui remontent ou descendent les côtes atlantiques entre leurs quartiers d’hiver africains et leurs sites de nidification arctiques, un carrefour aviaire que les ornithologues de toute l’Europe viennent observer chaque automne, jumelles et longues-vues pointées vers des vasières que la marée basse découvre sur plusieurs kilomètres.
Lire la suitePhoto : Txllxt TxllxT — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0. commons.wikimedia.org
Pas-de-Calais
-

PAS-DE-CALAIS
PATRIMOINE ET HISTOIRE
Châteaux, beffrois, abbayes et mémoire
Le Pas-de-Calais est un département que l’histoire a traversé comme un champ de bataille, au sens propre, plus souvent et plus durablement que presque n’importe quel autre territoire français. Sa position géographique, porte de l’Angleterre et verrou de la route entre Paris et les Flandres, en a fait pendant des siècles l’enjeu de conflits dont les traces s’accumulent dans le paysage et dans la mémoire collective avec une densité qui n’a pas son équivalent en France. Les Romains y construisirent leurs voies et leurs ports, les Normands y débarquèrent avant de conquérir l’Angleterre, les rois de France et d’Angleterre s’y disputèrent pendant des siècles la suzeraineté de territoires qui changeaient de souverain au gré des batailles et des traités, les armées de Louis XIV y menèrent leurs sièges méthodiques, Napoléon y assembla sa Grande Armée en attendant un débarquement en Angleterre qu’il n’effectua jamais, et deux guerres mondiales y laissèrent des cicatrices que le siècle écoulé n’a pas entièrement refermées. Cette accumulation de mémoires guerrières n’épuise pas le patrimoine du Pas-de-Calais, elle en est simplement la trame la plus visible, celle sur laquelle se brodent les dentelles gothiques des cathédrales, les façades flamandes des places de marché et les silhouettes des beffrois.Arras est la ville patrimoine par excellence du département, une cité dont le centre historique reconstitué après les destructions de la Première Guerre mondiale constitue l’un des ensembles urbains les plus cohérents et les plus beaux du nord de la France. Ses deux places monumentales, la Grand-Place et la Place des Héros, entourées de maisons flamandes à pignons à gradins et à arcades du XVIIe et XVIIIe siècle forment un espace urbain d’une qualité architecturale que les reconstitutions d’après-guerre ont paradoxalement préservée : en reconstituant à l’identique ce que les bombardements avaient détruit, les architectes de la reconstruction ont créé une cohérence stylistique que les transformations successives du XIXe siècle auraient certainement altérée. La cathédrale Saint-Vaast et son abbaye bénédictine, reconstruites au XVIIIe siècle dans un style néoclassique d’une sévérité lumineuse, abritent un musée des beaux-arts dont la collection de peintures flamandes et françaises est l’une des plus importantes du nord de la France, une collection constituée en grande partie avec les œuvres saisies dans les abbayes supprimées à la Révolution et qui donne à ce musée une profondeur historique que peu d’institutions régionales peuvent revendiquer.Montreuil-sur-Mer est l’autre joyau patrimonial du département, une ville fortifiée perchée sur un éperon rocheux dominant la vallée de la Canche, dont les remparts construits et remaniés par Vauban au XVIIe siècle sont parmi les mieux conservés du nord de la France. Ses ruelles pavées, ses maisons de grès et de brique, sa citadelle que les promeneurs arpentent sur plusieurs kilomètres en dominant les plaines agricoles du Ponthieu — tout contribue à faire de Montreuil une ville-musée vivante où le temps semble s’être arrêté à un moment difficile à dater précisément, quelque part entre le XVIe et le XIXe siècle. Victor Hugo y situa une partie des Misérables, le maire Madeleine n’est autre que Jean Valjean en fuite, et la ville réelle servit de décor à une fiction qui a elle-même contribué à construire l’image romantique de Montreuil dans l’imaginaire des lecteurs du monde entier. Le patrimoine de la Grande Guerre innerve tout le département, les cimetières militaires qui ponctuent les champs de l’Artois, le mémorial canadien de Vimy dont les pylônes blancs se voient de loin sur leur colline de craie, l’anneau de la mémoire de Notre-Dame-de-Lorette qui porte gravés les noms de cinq cent soixante-dix-huit mille soldats tombés dans le Nord de la France, constituent ensemble un paysage mémoriel d’une ampleur et d’une gravité qui transforment toute randonnée dans l’Artois en pèlerinage involontaire.Le saviez-vous ? La colonne de la Grande Armée, érigée entre 1804 et 1841 sur les hauteurs de Wimille près de Boulogne-sur-Mer, marque l’emplacement du camp de Boulogne où Napoléon concentra entre 1803 et 1805 une armée de cent cinquante mille hommes et deux mille embarcations en vue d’un débarquement en Angleterre qui ne fut jamais tenté. C’est dans ce camp que furent créées les premières légions d’honneur, distribuées par Napoléon lui-même lors d’une cérémonie grandiose le 16 août 1804, un geste fondateur de la décoration la plus prestigieuse de France, né sur les falaises du Pas-de-Calais dans l’attente d’une invasion qui n’eut jamais lieu et qui fut finalement abandonnée après la victoire britannique de Trafalgar en octobre 1805.
Lire la suitePhoto : FrDr — Citadelle d’Arras — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0. commons.wikimedia.org
Pas-de-Calais
-

PAS-DE-CALAIS
GASTRONOMIE
Voile, char à voile, kayak, paddle, sports de glisse
La cuisine du Pas-de-Calais est une cuisine du Nord dans tout ce que cette appellation implique de générosité franche, de matières premières riches et de préparations qui réchauffent sans façon, une cuisine qui n’a jamais cherché à se faire plus légère ou plus sophistiquée qu’elle n’est, parce qu’elle est le produit d’un pays de mer froide, de plaines agricoles battues par le vent et d’une culture ouvrière qui a longtemps eu besoin de calories autant que de saveurs. Elle puise dans trois terroirs distincts qui se superposent sans se confondre : la mer et ses poissons, ses coquillages et ses crustacés que les ports de Boulogne-sur-Mer, d’Étaples et du Touquet apportent en abondance depuis des siècles ; la terre agricole de l’Artois et du Boulonnais avec ses légumes, endives, poireaux, pommes de terre, chicorée, que le climat frais et humide favorise ; et l’héritage brassicole flamand qui a fait de la bière un ingrédient de cuisine autant qu’une boisson, présent dans les carbonades, les lapins à la bière et les soupes épaisses qui constituent le fond de la cuisine populaire locale.Boulogne-sur-Mer est le premier port de pêche de France, un titre qu’elle porte depuis des décennies avec la régularité d’une institution et qui dit l’importance de la mer dans l’économie et la gastronomie du département. Les criées de Boulogne traitent chaque année des dizaines de milliers de tonnes de poissons, harengs, maquereaux, cabillauds, soles, turbots, raies, qui approvisionnent non seulement le marché local mais les grandes surfaces et les poissoneries de toute la France du Nord. Le hareng est le poisson emblématique de cette côte, fumé, mariné, saur ou frais, il est présent sur toutes les tables du Pas-de-Calais avec une constance qui dit son importance historique dans l’alimentation des populations côtières : pendant des siècles, le hareng saur fumé fut la protéine animale la plus accessible et la plus consommée par les pêcheurs et les ouvriers du littoral, et sa préparation dans les fumeries de Boulogne, où les harengs suspendus en rangées serrées au-dessus de feux de copeaux de chêne prenaient leur couleur dorée et leur saveur particulière en plusieurs jours de fumage lent, est un savoir-faire artisanal que quelques maisons perpétuent encore avec une rigueur qui leur vaut une clientèle fidèle et exigeante.La moule de Bouchot, élevée sur des pieux de bois plantés dans les estrans de la baie de Canche et de la côte d’Opale, est l’autre fleuron maritime de la gastronomie du Pas-de-Calais, une moule petite et charnue, d’une saveur iodée et légèrement sucrée que la qualité de l’eau et la méthode d’élevage sur bouchot confèrent avec une régularité remarquable. Les moules-frites, plat populaire et festif par excellence du nord de la France, sont préparées ici avec un sérieux et une diversité qui surprennent les visiteurs habitués à n’en connaître qu’une version — marinière au vin blanc et aux échalotes, à la crème et au curry, à la bière blonde du Nord, au roquefort ou aux légumes du potager, chaque estaminet et chaque restaurant côtier défend sa recette avec la conviction des gens qui savent que la moule mérite mieux que la négligence. La bière du Nord, les bières de garde brassées dans les brasseries artisanales qui connaissent une renaissance remarquable depuis les années 1990, accompagne ces fruits de mer avec une évidence qui s’impose avant même que l’on ait réfléchi à choisir autre chose : ambrée, légèrement maltée, d’une amertume douce qui nettoie le palais entre deux moules sans l’agresser, elle est le vin du Nord dans tout ce que cette analogie a de juste.Le saviez-vous ? La chicorée à café, produite dans les plaines du Pas-de-Calais depuis le XVIIIe siècle, fut longtemps le substitut du café dans les foyers populaires du Nord, une racine torréfiée et moulue dont la saveur légèrement amère et caramélisée rappelle celle du café sans en contenir la caféine. Pendant les périodes de disette et de guerre où le café était rationné ou inaccessible, la chicorée fut le breuvage chaud quotidien de millions de familles du nord de la France, et même après le retour de l’abondance, elle conserva une place dans la culture alimentaire locale que les générations suivantes ont perpétuée par habitude et par attachement identitaire. Le Pas-de-Calais reste aujourd’hui le premier producteur français de chicorée à café, avec des usines de torréfaction dont les fumées sucrées et caramélisées parfument encore les bourgs agricoles de l’Artois aux saisons de la récolte et de la transformation.
Lire la suitePhoto : Ltqphg — Wikimedia Commons — Licence CC0 1.0 (domaine public). commons.wikimedia.org
Pas-de-Calais
-

PAS-DE-CALAIS
SAVOIR-FAIRE
Dentelle, faïence, artisanat et métiers d'art
Le Pas-de-Calais est un département qui a fabriqué des choses, des choses utiles, des choses belles, des choses que le monde entier a portées, mangées, construites ou utilisées sans toujours savoir qu’elles venaient de là. Cette discrétion dans la production est peut-être la marque la plus caractéristique du savoir-faire du Nord, un savoir-faire qui ne s’est jamais beaucoup mis en scène, qui a préféré l’excellence silencieuse à la réputation bruyante, et qui a traversé les siècles d’industrialisation et de désindustrialisation en se réinventant avec une ténacité qui ressemble au caractère de ceux qui l’exercent. Des dentelles de Calais aux porcelaines de Saint-Omer, des verreries d’Arques aux cristalleries de la vallée de la Canche, des chantiers navals de Boulogne aux ateliers de maroquinerie du Boulonnais, le Pas-de-Calais a toujours été un pays de mains expertes, de tours de main transmis et de matières premières transformées avec une intelligence du geste qui résiste aux automatisations successives parce qu’elle s’adapte plutôt qu’elle ne capitule.La dentelle de Calais est le savoir-faire le plus mondialement reconnu du département, et peut-être l’un des plus mal connus dans sa réalité productive, parce que le nom de Calais sur une étiquette de lingerie évoque davantage le luxe et la séduction que les métiers Leavers qui cliquettent dans les ateliers du quartier Saint-Pierre depuis deux cents ans. Ces métiers, inventés en Angleterre par John Leaver en 1813 et introduits clandestinement à Calais par des ouvriers anglais qui traversèrent la Manche avec leurs plans dissimulés dans des ballots de coton, sont des machines d’une complexité mécanique stupéfiante, plusieurs milliers de pièces en mouvement simultané, guidées par des cartons perforés qui programment les motifs comme les premiers ordinateurs programmaient leurs calculs, produisant des dentelles d’une finesse que les machines modernes n’ont jamais su égaler malgré des décennies de tentatives. Les régleurs qui entretiennent et règlent ces métiers sont des techniciens d’exception dont le savoir ne s’apprend pas dans les manuels mais dans les ateliers, par compagnonnage, par observation et par des années de pratique aux côtés des anciens — un savoir incorporé, logé dans les mains et dans l’œil autant que dans la tête, qui fait de chaque régleur un artisan irremplaçable dans le sens le plus littéral du terme.La verrerie d’Arques, aujourd’hui Arc International, est l’autre grand savoir-faire industriel du Pas-de-Calais, né en 1825 dans un village du Boulonnais et devenu au XXe siècle le premier fabricant mondial de verrerie de table. La fabrication du verre soufflé et pressé selon des techniques perfectionnées pendant deux siècles dans les ateliers d’Arques a produit des générations d’ouvriers verriers dont la maîtrise du feu, du moule et du verre en fusion constitue un savoir-faire d’une précision que la mécanisation n’a pas rendu obsolète mais a au contraire valorisé, les lignes automatiques les plus modernes ne produisent bien que si les hommes qui les supervisent comprennent intimement la matière qu’elles transforment. La brasserie artisanale connaît dans le Pas-de-Calais une renaissance remarquable depuis les années 1990, des dizaines de microbrasseries ont ouvert dans les fermes, les anciennes usines et les centres-villes, proposant des bières de garde, des saisons, des IPA et des stouts qui renouvellent une tradition brassicole flamande que la concentration industrielle du XXe siècle avait failli réduire à quelques grandes marques nationales. Ces brasseurs artisanaux travaillent souvent avec des houblons locaux et des eaux de source du Boulonnais, cherchant dans leur terroir des caractères que les bières industrielles ont depuis longtemps abandonnés.Le saviez-vous ? Les métiers à dentelle Leavers de Calais sont classés au titre des monuments historiques, une reconnaissance patrimoniale exceptionnelle pour des machines industrielles, qui dit l’importance culturelle et technique de ces instruments dans l’histoire du savoir-faire français. Il en subsiste environ deux cent cinquante en activité à Calais, sur les plusieurs milliers qui fonctionnaient au début du XXe siècle, un parc machine en voie de raréfaction irréversible, puisque les entreprises qui fabriquaient ces métiers ont toutes cessé leur activité et que chaque machine tombée en panne irréparable réduit définitivement la capacité de production de la dentelle de Calais. La survie de ce savoir-faire dépend donc directement de la survie de ces machines centenaires et des hommes qui savent encore les réparer, une fragilité patrimoniale qui a conduit au classement et qui justifie les efforts de formation et de transmission engagés par les dernières maisons de dentelle calaisienne.
Lire la suitePhoto : Pierre André Leclercq — Métiers à dentelle — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA. commons.wikimedia.org
Pas-de-Calais
-

PAS-DE-CALAIS
EN FAMILLE
Parcs, zoos, Aquarium géant de Nausicaá
Le Pas-de-Calais est un département qui traite les enfants avec le sérieux qu’ils méritent, pas avec la condescendance des attractions conçues pour les occuper pendant que les adultes se reposent, mais avec la conviction que les expériences les plus marquantes de l’enfance sont celles qui donnent accès à quelque chose de vrai, de grand et de réel. Les familles qui découvrent ce département avec leurs enfants trouvent dans son littoral, ses musées, ses espaces naturels et ses sites historiques une matière à émerveillement et à questionnement qui dépasse largement ce que les parcs d’attractions fabriquent à grands frais — une richesse qui tient à la qualité des lieux eux-mêmes plutôt qu’à l’ingénierie du divertissement, et qui laisse dans la mémoire des enfants des impressions durables parce qu’elles sont ancrées dans du réel.La côte d’Opale est le premier terrain de jeu familial du département, et un terrain de jeu d’une générosité exceptionnelle pour les enfants qui ont besoin d’espace, de vent et de liberté pour se déployer pleinement. Les plages de sable fin du Touquet, de Hardelot et de Wissant sont assez vastes pour que des centaines de familles s’y installent sans se gêner, avec assez de distance entre les serviettes pour que les enfants courent, creusent et construisent leurs châteaux de sable sans empiéter sur le territoire des voisins. Le char à voile, pratiqué sur les grandes plages de sable dur de la côte d’Opale lors des marées basses qui découvrent des kilomètres d’estran compact, est une activité familiale d’une accessibilité remarquable, les moniteurs des clubs locaux initient les enfants dès six ou sept ans avec une patience et une pédagogie qui permettent à la plupart de maîtriser les bases en une heure et de goûter ensuite aux sensations de vitesse et de vent qui font de ce sport l’une des expériences les plus pures du littoral du Nord. Les marées basses de la côte d’Opale révèlent par ailleurs des estrans rocheux et sableux d’une richesse naturaliste extraordinaire, des heures d’exploration des flaques à la recherche d’anémones, d’étoiles de mer, de crabes et d’escargots de mer que les enfants naturalistes ne sont jamais pressés d’interrompre.Les sites mémoriels du Pas-de-Calais sont des destinations familiales d’une nature particulière, non pas des lieux de divertissement mais des lieux d’éducation et d’émotion qui posent aux enfants des questions auxquelles ils n’ont pas de réponse simple et qui les grandissent précisément pour cette raison. La Coupole de Helfaut-Wizernes, avec ses galeries souterraines creusées dans la craie et ses expositions sur la fusée V2 et la conquête spatiale, captive les enfants à plusieurs niveaux simultanément, l’ingénierie impressionnante des fusées, l’horreur de leur finalité militaire, le vertige de comprendre que les mêmes technologies ont servi à bombarder Londres et à envoyer des hommes sur la Lune. La Carrière Wellington d’Arras, avec sa descente dans les galeries souterraines de la Grande Guerre et ses reconstitutions de la vie des soldats sous terre, offre aux enfants une expérience physique et sensorielle de l’histoire qui ne ressemble à rien de ce que les manuels scolaires peuvent transmettre, l’obscurité, le froid, l’étroitesse des galeries, l’odeur de pierre humide créent une compréhension corporelle de ce que fut la guerre des mines que nulle explication verbale ne peut remplacer. Le Mémorial canadien de Vimy, enfin, avec ses deux pylônes blancs visibles de loin sur leur colline de craie pelée, est un lieu de recueillement d’une beauté grave que même les très jeunes enfants perçoivent comme différent des autres lieux touristiques, un endroit où l’on parle moins fort, où les questions viennent naturellement et où les réponses des adultes comptent.Le saviez-vous ? La plage de Wissant, entre les caps Gris-Nez et Blanc-Nez, est considérée par les spécialistes du char à voile comme l’une des meilleures plages d’Europe pour cette activité, un titre qui tient à la conjonction de plusieurs facteurs exceptionnels : un sable dur et compact sur plusieurs kilomètres d’estran découvert à marée basse, des vents réguliers et francs venus de la Manche sans obstacle naturel pour les perturber, et une exposition orientée perpendiculairement aux vents dominants qui permet de naviguer sur toute la largeur de la plage sans jamais risquer d’être emporté vers le large. Ce site accueille régulièrement des compétitions internationales de char à voile qui attirent des pilotes du monde entier, et les familles qui assistent à ces événements depuis les dunes voient passer des engins qui atteignent les cent kilomètres à l’heure sur le sable, une vitesse qui impressionne les enfants et qui dit la qualité exceptionnelle de ce terrain naturel.
Lire la suitePhoto : Tangopaso — Wikimedia Commons — Domaine public (PD-self). commons.wikimedia.org
Pas-de-Calais
-

PAS-DE-CALAIS
Activités NAUTIQUES
Voile, char à voile, kayak, paddle, sports de glisse
Le Pas-de-Calais est un département maritime dans l’âme, et pas seulement parce qu’il possède cent vingt kilomètres de côtes sur la mer du Nord et la Manche. Il l’est dans la manière dont ses habitants entretiennent avec l’eau un rapport d’usage et de familiarité qui ne se joue pas seulement en saison mais tout au long de l’année, par tous les temps, avec cette désinvolture des gens du Nord qui ont depuis longtemps cessé d’attendre le beau temps pour sortir en mer. Les ports de Boulogne-sur-Mer, de Calais, d’Étaples et du Touquet rythment la vie maritime du département avec des activités qui vont de la grande pêche professionnelle aux régates de voile légère du dimanche, en passant par les sorties en kayak de mer depuis les plages de galets du cap Gris-Nez et les traversées de la Manche à la nage que quelques centaines de nageurs tentent chaque été avec une détermination qui défie autant le courant que le froid.La voile légère et la planche à voile sont les activités nautiques les plus pratiquées sur le littoral du Pas-de-Calais — des disciplines que le vent quasi permanent de la côte d’Opale favorise avec une générosité parfois excessive pour les débutants mais qui ravit les pratiquants confirmés à la recherche de conditions franches et régulières. Les clubs nautiques de Boulogne-sur-Mer, du Touquet et de Berck proposent des formations et des locations qui permettent aux familles et aux vacanciers de s’initier à ces sports dans des conditions encadrées, sur des plans d’eau dont la proximité du large donne immédiatement une dimension de vraie navigation que les lacs intérieurs ne peuvent pas offrir. Le kitesurf a colonisé depuis les années 2000 les grandes plages ventées de la côte d’Opale, Wissant, Équihen-Plage, Hardelot, avec une vitalité qui a transformé ces sites en destinations de référence pour les pratiquants européens à la recherche de vents réguliers et d’espaces suffisamment vastes pour déployer leurs ailes de plusieurs dizaines de mètres carrés sans risquer de percuter d’autres usagers de la plage. La côte d’Opale est aujourd’hui l’un des hauts lieux européens du kitesurf de compétition, avec des conditions qui permettent d’atteindre des vitesses considérables sur les grandes laixes de sable découvertes par les marées.Les activités nautiques du Pas-de-Calais ne se limitent pas au littoral, les rivières et les canaux de l’intérieur offrent un autre visage de la pratique nautique, plus calme, plus contemplatif, plus adapté aux familles qui cherchent à naviguer sans la violence du vent marin. Le canal de la Sensée, le canal d’Aire, la rivière Aa dans sa portion navigable entre Saint-Omer et la côte, autant de voies d’eau qui se parcourent en canoë ou en kayak dans des paysages de plaines agricoles, de marais et de forêts alluviales que la lenteur de la navigation révèle avec une générosité que la route ne permet pas. Les marais audomarois, autour de Saint-Omer, constituent l’espace nautique intérieur le plus singulier du département, un réseau de watergangs, ces fossés de drainage hérités de la gestion hydraulique médiévale des moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Bertin, où les bacôves, ces barques plates à fond plat maniées à la perche, sont le mode de transport traditionnel des maraîchers qui cultivent leurs légumes sur des îles de terre tourbeuse entourées d’eau de toutes parts. Naviguer en kayak dans les marais audomarois au petit matin, quand la brume matinale flotte encore à la surface des watergangs et que les hérons cendrés décollent lourdement depuis les roseaux à l’approche de l’embarcation, est une expérience d’une douceur et d’une étrangeté qui n’appartient qu’à ces marais et à nulle part ailleurs.Le saviez-vous ? Le détroit du Pas-de-Calais est non seulement le passage maritime le plus fréquenté du monde, mais aussi le site de l’une des plus grandes concentrations mondiales de tentatives de traversée de la Manche à la nage, une activité qui attire chaque été plusieurs centaines de nageurs de toutes nationalités depuis les plages de Wissant et du cap Gris-Nez. La traversée la plus courte mesure environ trente-trois kilomètres, mais les courants de marée qui balayent le détroit à plusieurs nœuds contraignent les nageurs à parcourir en réalité entre cinquante et quatre-vingts kilomètres en suivant une trajectoire en S imposée par les courants successifs des marées montantes et descendantes, ce qui signifie que les nageurs les plus rapides mettent entre sept et huit heures, et les plus lents parfois plus de vingt heures, pour atteindre les falaises anglaises depuis les côtes françaises.
Lire la suitePhoto : Comité de Tourisme du Nord — Wikimedia Commons — Licence Attribution obligatoire (Attribution only). commons.wikimedia.org
Pas-de-Calais