CENT UNE DÉCOUVERTES
Les expériences
Ce que l’on peut vivre sur place
Activités sportives, randonnées et sentiers, art, culture et patrimoine, marchés et gastronomie, savoir-faire local, en famille
6 expériences recensées à ce jour.
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SEINE-SAINT-DENIS
BALADES NATURE
Parcs, bords de Seine et promenades urbaines
La Seine-Saint-Denis est le département français dont on parle le moins en termes de nature, un territoire dont l’image urbaine, industrielle et sociale semble à première vue exclure toute possibilité de verdure, de silence et de rencontre avec le vivant. C’est précisément ce préjugé que les balades nature de Seine-Saint-Denis ont pour vocation de défaire, et elles y parviennent avec une efficacité qui surprend toujours les promeneurs qui s’aventurent pour la première fois dans les espaces verts et les coulées vertes d’un département qui a su, au fil des décennies, construire une offre de nature urbaine d’une richesse et d’une originalité que peu de territoires comparables en Europe peuvent revendiquer. Ici, la nature n’est pas un héritage ancestral préservé par l’inertie de l’histoire, c’est une conquête délibérée, le fruit d’une politique volontariste de création d’espaces verts dans un tissu urbain dense, une nature construite et entretenue qui a développé avec le temps une authentique biodiversité et une capacité à accueillir et à régénérer les habitants d’un des territoires les plus peuplés et les plus diversifiés de France.La forêt régionale de Bondy est le poumon vert le plus ancien et le plus emblématique de Seine-Saint-Denis, cinq cents hectares de forêt de chênes, de charmes et de châtaigniers installés sur les plateaux de l’interfluve entre la Seine et la Marne, dont les sous-bois accueillent chaque week-end des milliers de promeneurs, de coureurs et de familles venus chercher à quelques minutes de chez eux ce que la ville dense ne peut pas offrir — de l’ombre, du silence relatif, de la terre sous les pieds et cette respiration particulière que seul le couvert forestier procure. Le parc de la Poudrerie de Sevran, ancienne usine pyrotechnique nationale reconvertie en espace naturel régional sur cent cinquante hectares, est l’une des réussites les plus remarquables de la reconversion d’un site industriel en espace de nature, les allées arborées, les étangs, les prairies humides et les bâtiments industriels abandonnés qui se couvrent progressivement de végétation composent un paysage hybride d’une beauté inattendue et d’une richesse écologique que les ornithologues et les botanistes fréquentent assidûment. Le canal de l’Ourcq, qui traverse le département d’est en ouest sur vingt-trois kilomètres, est l’épine dorsale de la promenade nature en Seine-Saint-Denis — ses berges aménagées en voie verte continue permettent de relier à pied ou à vélo Pantin, Bobigny, Bondy et Claye-Souilly dans une continuité aquatique et végétale qui traverse les quartiers les plus denses du département avec une fluidité et une légèreté qui transforment la balade urbaine en véritable expérience de nature.Le parc départemental de la Bergère à Bobigny, le parc de la Courneuve, l’un des plus grands parcs urbains de la région parisienne avec ses quatre cent vingt-cinq hectares de pelouses, de boisements et de plans d’eau,le parc des Saussets à Aulnay-sous-Bois avec ses bosquets, ses vergers conservatoires et ses zones humides aménagées pour l’accueil de l’avifaune migratrice, le parc de la Fosse Maussoin à Clichy-sous-Bois, autant d’espaces verts qui constituent ensemble un réseau de nature urbaine d’une cohérence et d’une ambition remarquables pour un département dont la densité de population est l’une des plus élevées de France. La Seine-Saint-Denis compte aujourd’hui parmi les départements français les plus actifs dans le domaine de la biodiversité urbaine, ses programmes de gestion différenciée des espaces verts, qui laissent pousser les herbes folles dans certains secteurs pour favoriser les pollinisateurs, ses ruchers urbains, ses mares pédagogiques et ses jardins partagés témoignent d’une politique environnementale ambitieuse qui fait de ce département souvent stigmatisé un laboratoire vivant de la nature en ville.
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Seine-Saint-Denis
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SEINE-SAINT-DENIS
PATRIMOINE ET HISTOIRE
Visites de lieux historiques et insolites
La Seine-Saint-Denis est un département dont le patrimoine déroute, non pas parce qu’il serait pauvre ou insignifiant, mais parce qu’il refuse d’être ce que l’on attend d’un patrimoine français ordinaire. Ici, pas de châteaux Renaissance au bout d’allées de platanes, pas d’abbayes médiévales dans leurs écrans de verdure, pas de vieilles villes aux façades XVIIIe soigneusement restaurées pour le regard du touriste. Le patrimoine de Seine-Saint-Denis est un patrimoine de l’inattendu, une basilique royale qui contient plus de rois de France que n’importe quel autre monument du pays, des halles industrielles du XIXe siècle qui sont parmi les chefs-d’œuvre de l’architecture du fer, des villas Art déco cachées dans des lotissements pavillonnaires, des lieux de mémoire ouvrière et sociale qui racontent une histoire de France que les manuels scolaires n’enseignent pas assez. Ce département exige du visiteur un regard différent, non pas celui qui cherche la beauté consacrée et attendue, mais celui qui sait reconnaître la grandeur là où elle se tient, fût-ce dans une halle aux enchères du XIXe siècle ou dans la façade d’une cité-jardin des années 1920.La basilique cathédrale de Saint-Denis est le monument absolu de Seine-Saint-Denis, et l’un des monuments les plus importants de France, bien que sa réputation reste mystérieusement moins universelle que celle de Notre-Dame de Paris ou du Mont-Saint-Michel. C’est ici que furent inhumés quarante-trois rois, trente-deux reines, soixante-trois princes et princesses de France depuis Dagobert Ier au VIIe siècle jusqu’à Louis XVIII au XIXe — une continuité dynastique de douze siècles qui fait de la basilique de Saint-Denis la nécropole royale de France et l’un des ensembles de sculptures funéraires médiévales et Renaissance les plus riches et les plus beaux d’Europe. Les gisants de Louis XII et d’Anne de Bretagne, le mausolée de François Ier et de Claude de France, les figures agenouillées de Henri II et de Catherine de Médicis, autant de chefs-d’œuvre de la sculpture royale française qui composent dans la basilique un musée de la mort royale d’une puissance et d’une beauté qui laissent sans voix les visiteurs qui découvrent cet ensemble sans l’avoir anticipé. La basilique est aussi le premier grand édifice gothique de l’histoire de l’architecture occidentale, c’est l’abbé Suger qui fit reconstruire le chœur et la façade entre 1135 et 1144 selon des principes architecturaux nouveaux, l’arc brisé, la croisée d’ogives, la grande fenêtre, qui allaient révolutionner l’architecture religieuse européenne pour les trois siècles suivants.Le patrimoine industriel de Seine-Saint-Denis est l’autre grande richesse patrimoniale du département, un territoire qui fut au XIXe et au XXe siècle l’un des cœurs industriels les plus puissants de France a laissé dans son paysage bâti des traces d’une ampleur et d’une qualité architecturale que la désindustrialisation des dernières décennies a progressivement révélées au regard des amateurs de patrimoine. La Plaine Saint-Denis, reconvertie depuis les années 1990 en pôle tertiaire et culturel, conserve des halles industrielles, des cheminées et des bâtiments d’usines du XIXe siècle dont les volumes, les matériaux et les détails constructifs sont des témoins précieux de l’histoire de l’architecture industrielle française. Le Stade de France, construit pour la Coupe du monde de football de 1998 sur les anciennes usines de la plaine, est lui-même devenu un monument contemporain dont la silhouette d’ellipse métallique et de béton marque le territoire avec une autorité et une présence qui en font un repère paysager majeur de la métropole parisienne. Les cités-jardins de Stains, de Drancy et de Dugny, construites dans les années 1920 et 1930 pour loger les ouvriers de l’industrie dans des conditions dignes et agréables, sont des exemples remarquables de l’urbanisme social de l’entre-deux-guerres dont la qualité architecturale et la cohérence urbaine méritent une attention que leur localisation en Seine-Saint-Denis leur a trop longtemps refusée.
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Seine-Saint-Denis
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SEINE-SAINT-DENIS
ART ET CULTURE
Street art, musées, spectacles et festivals
La Seine-Saint-Denis est le département français où l’art contemporain a trouvé l’un de ses territoires d’élection les plus féconds — non pas parce que les institutions culturelles y sont les plus riches ou les plus anciennes, mais parce que la densité humaine, la diversité des origines et la vitalité des communautés qui composent ce département ont créé un terrain de création d’une puissance et d’une originalité que les territoires plus homogènes et plus policés ne peuvent pas produire avec la même intensité. Ici, la culture n’est pas un ornement ou un service public parmi d’autres, elle est une nécessité vitale, une manière de dire qui l’on est dans un territoire où la question de l’identité est posée avec une acuité et une urgence que les départements moins métissés n’éprouvent pas de la même façon. Les artistes qui travaillent en Seine-Saint-Denis — qu’ils y soient nés, qu’ils y aient grandi ou qu’ils y aient choisi d’installer leurs ateliers, produisent une œuvre nourrie par cette réalité territoriale avec une franchise et une puissance qui font de ce département l’un des espaces de création les plus stimulants de la métropole parisienne.La Condition Publique de Saint-Denis, le Centre national de la danse de Pantin, le Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France, le Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, La Dynamo de Banlieues Bleues à Pantin, autant d’institutions culturelles dont la programmation et l’ambition artistique rivalisent avec les grandes scènes parisiennes tout en maintenant un ancrage territorial et une politique tarifaire qui permettent aux habitants du département d’accéder à une offre culturelle d’une qualité et d’une diversité que leur proximité géographique avec Paris ne leur garantit pas toujours. Le festival Banlieues Bleues, l’un des festivals de jazz et de musiques du monde les plus importants d’Europe, se déploie chaque printemps dans une trentaine de salles de Seine-Saint-Denis avec une programmation qui mêle les grandes figures du jazz international et les artistes émergents issus des scènes locales — un festival qui a su depuis sa création en 1984 faire de la Seine-Saint-Denis un territoire de référence mondiale pour les musiques d’improvisation et les cultures du monde, transformant des salles de quartier et des théâtres municipaux en espaces de rencontre entre des musiciens venus de tous les continents et des publics d’une diversité qui est elle-même un spectacle et une leçon de géographie humaine.Le street art et les arts visuels urbains ont trouvé en Seine-Saint-Denis un territoire d’expression exceptionnel — les murs des villes du département, les façades des cités, les murs antibruit des autoroutes et les parois des entrepôts de la Plaine Saint-Denis constituent une galerie à ciel ouvert d’une richesse et d’une diversité qui attirent les amateurs d’art urbain du monde entier. Le festival Street Art City à Lurcy-Lévis travaille avec des artistes de Seine-Saint-Denis, et des parcours de street art organisés dans plusieurs communes du département permettent de découvrir des œuvres d’une ambition et d’une qualité qui n’ont rien à envier aux grandes fresques des capitales mondiales du genre. Le cinéma est une autre grande expression culturelle de Seine-Saint-Denis — un département qui a produit quelques-uns des plus grands noms du cinéma français contemporain, de Luc Besson à Mathieu Kassovitz dont le film La Haine, tourné dans les cités du département en 1995, reste l’une des œuvres cinématographiques les plus importantes et les plus discutées de l’histoire du cinéma français, un film qui a posé sur Seine-Saint-Denis un regard d’une acuité et d’une franchise qui continue de nourrir les débats sur l’image et la réalité de ce territoire.
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Seine-Saint-Denis
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SEINE-SAINT-DENIS
SAVOIR-FAIRE
Artisans créareurs et talents locaux
La Seine-Saint-Denis est un département de savoir-faire pluriels, un territoire où la notion même d’artisanat et de métier manuel a été profondément renouvelée par les apports successifs des vagues migratoires qui ont composé sa population depuis un siècle, créant une cartographie des gestes et des techniques d’une richesse et d’une diversité que nul autre département français ne peut revendiquer avec la même authenticité. Ici, le savoir-faire n’est pas l’héritage d’une tradition unique et homogène transmise de père en fils dans les mêmes ateliers depuis des générations, c’est un patchwork vivant de compétences venues de tous les horizons, de la broderie berbère aux techniques de teinture africaines, de la maroquinerie du Maghreb à la couture antillaise, de la lutherie tzigane à la joaillerie indo-pakistanaise, qui coexistent dans les ateliers, les marchés et les arrière-boutiques du département avec une vitalité et une créativité qui font de Seine-Saint-Denis l’un des territoires artisanaux les plus originaux et les plus méconnus de France. Ce savoir-faire métissé n’est pas une curiosité folklorique, c’est une ressource économique et culturelle d’une importance capitale, un capital humain accumulé par des décennies d’immigration et de transmission qui attend d’être reconnu et valorisé à sa juste hauteur.L’industrie du luxe et de la mode est l’une des grandes réalités économiques et artisanales de Seine-Saint-Denis, un fait qui surprend toujours mais qui s’explique par la concentration exceptionnelle dans ce département d’ateliers de confection, de broderie, de plumasserie, de fleuriste et de passementerie qui travaillent pour les grandes maisons de couture parisiennes depuis des décennies. Saint-Denis, Aubervilliers, Pantin abritent des centaines d’ateliers discrets, installés dans des entrepôts reconvertis, des arrière-boutiques ou des appartements transformés, où des artisans d’une compétence et d’une précision exceptionnelles réalisent les pièces les plus délicates et les plus techniques des collections des grands couturiers sans que leurs noms n’apparaissent jamais sur les étiquettes ni dans les défilés. La plume de paradis brodée à la main sur un corsage Chanel, la dentelle de soie appliquée sur une robe de haute couture, les boutons de nacre cousus un à un sur un manteau d’automne, autant de gestes artisanaux accomplis en Seine-Saint-Denis par des mains dont la maîtrise technique est inversement proportionnelle à la visibilité médiatique qui leur est accordée. Le déménagement progressif des ateliers de mode vers la Seine-Saint-Denis, amorcé dans les années 1980 quand les loyers parisiens devinrent incompatibles avec les marges de l’artisanat de luxe, a fait de ce département le véritable atelier invisible de la haute couture française, une réalité que quelques documentaires et expositions récents ont commencé à révéler au grand public avec la surprise et l’admiration qu’elle mérite.La gastronomie artisanale et les métiers de bouche constituent l’autre grand savoir-faire de Seine-Saint-Denis, un département où les boucheries halal tenues par des artisans formés au Maroc ou en Algérie selon des techniques de découpe millénaires, les pâtisseries antillaises aux savoir-faire hérités des traditions créoles, les traiteurs africains qui maîtrisent des recettes et des techniques de conservation venues du Sénégal, du Mali ou de Côte d’Ivoire, et les boulangers d’origine turque ou libanaise qui produisent des pains et des viennoiseries d’une qualité et d’une variété exceptionnelles composent une offre artisanale alimentaire d’une richesse que les marchés du département, le marché de Saint-Denis, le marché d’Aubervilliers, le marché de Bondy, révèlent dans toute leur diversité et leur vitalité à qui prend le temps de les parcourir avec curiosité et appétit. Ces marchés sont des conservatoires vivants du savoir-faire alimentaire mondial, des lieux où les techniques de transformation des aliments, les épices, les herbes et les ingrédients de cinquante cultures différentes coexistent dans un espace partagé qui est à la fois un marché alimentaire ordinaire et un musée vivant de la diversité des cuisines du monde.
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Seine-Saint-Denis
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SEINE-SAINT-DENIS
GASTRONOMIE
Saveurs du monde et bonnes adresses engagées
La gastronomie de Seine-Saint-Denis est la plus cosmopolite de France, une table qui n’a pas de centre, pas de plat emblématique unique, pas de chef-lieu culinaire dont les recettes feraient autorité sur l’ensemble du territoire, mais une constellation de traditions alimentaires venues de tous les continents qui coexistent dans les rues, les marchés et les restaurants du département avec une vitalité et une authenticité que nul guide gastronomique traditionnel n’a encore su cartographier avec la précision et le respect qu’elles méritent. Manger en Seine-Saint-Denis, c’est faire l’expérience de la mondialisation par les sens, c’est découvrir qu’à quelques minutes de Paris, dans des ruelles et des passages commerciaux que le tourisme gastronomique ordinaire ignore superbement, se pratiquent des cuisines dont la complexité technique, la richesse aromatique et la profondeur culturelle rivalisent avec les meilleures tables de leurs pays d’origine. Cette gastronomie n’est pas une curiosité ethnographique, c’est une réalité vivante, quotidienne, pratiquée par des cuisiniers dont le savoir-faire est souvent transmis sur plusieurs générations et dont l’exigence n’a rien à envier à celle des grands chefs étoilés que la presse gastronomique célèbre dans les arrondissements parisiens voisins.La cuisine africaine est la grande dimension gastronomique de Seine-Saint-Denis, une cuisine continent qui recouvre en réalité des dizaines de traditions culinaires distinctes dont les ressemblances superficielles dissimulent des différences profondes et fascinantes. Les restaurants sénégalais de Saint-Denis et d’Aubervilliers proposent le thiéboudienne, ce plat national sénégalais de riz cuit dans une sauce de poisson tomate et de légumes fermentés dont la profondeur et la complexité aromatique surprennent toujours les non-initiés — avec une authenticité et une qualité qui tiennent à la fois à la maîtrise des cuisiniers et à la qualité des ingrédients importés directement depuis Dakar. Les maquis ivoiriens, les restaurants maliens spécialisés dans le tô et les sauces arachide, les traiteurs camerounais dont le ndolé, plat de feuilles amères aux crevettes et aux arachides — est l’une des préparations les plus sophistiquées de la cuisine d’Afrique centrale, les gargotes éthiopiennes où l’injera, cette crêpe de teff fermentée qui sert à la fois d’assiette et de couvert, est le support d’une cuisine épicée d’une complexité remarquable, autant d’adresses disséminées dans les villes du département qui composent ensemble une carte gastronomique africaine d’une richesse et d’une diversité que nulle autre ville française ne peut offrir avec la même densité et la même authenticité.La cuisine du Maghreb et du Moyen-Orient est la seconde grande famille gastronomique de Seine-Saint-Denis — les boucheries et les restaurants algériens, marocains et tunisiens des marchés de Saint-Denis, de Bobigny et de Montreuil proposent des couscous, des tajines, des pastillas et des merguez dont la qualité des épices, la tendreté des viandes et la précision des cuissons témoignent d’un savoir-faire transmis avec soin et d’une fierté artisanale qui ne fait aucun compromis avec les exigences de la rapidité et du faible coût. Les pâtisseries orientales — cornes de gazelle, baklava, chebakia, makrout, alignées dans des vitrines dont l’abondance et la beauté ont quelque chose d’une offrande, les thés à la menthe servis dans des verres dorés, les eaux de fleur d’oranger qui parfument les crèmes et les semoules, autant de dimensions d’une culture alimentaire du Maghreb et du Levant qui a trouvé en Seine-Saint-Denis un territoire d’expression d’une richesse et d’une continuité remarquables. Les marchés du département — Saint-Denis le mardi et le vendredi, Montreuil le samedi et le dimanche — sont les espaces où toutes ces traditions gastronomiques se rencontrent, s’échangent et se transforment dans un dialogue permanent qui produit des associations, des mélanges et des innovations dont certains annoncent peut-être la gastronomie française de demain.
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Seine-Saint-Denis
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SEINE-SAINT-DENIS
Visites Guidées, Ateliers et Rencontres Locales
Visites guidées, ateliers et rencontres locales
La Seine-Saint-Denis est un département qui se révèle mieux accompagné que seul, non pas parce qu’il serait difficile à déchiffrer, mais parce que les hommes et les femmes qui l’habitent, qui le travaillent et qui le racontent sont eux-mêmes la matière la plus précieuse de ce territoire, et que nul guide papier ni nul panneau explicatif ne peut remplacer la voix d’un habitant de Saint-Denis qui raconte son quartier, d’un artisan d’Aubervilliers qui ouvre son atelier, d’un historien de Drancy qui marche avec vous dans les rues de la cité de la Muette en nommant ce que les murs ont gardé en mémoire. Les visites guidées et les ateliers de rencontre qui se sont développés en Seine-Saint-Denis depuis une quinzaine d’années sont nés de cette conviction, que le département ne manque pas de richesses à montrer, mais qu’il manque de passeurs capables de les rendre visibles et accessibles à ceux qui arrivent de l’extérieur avec des yeux neufs et parfois des préjugés tenaces qu’une heure de marche dans les bonnes rues avec le bon guide suffit souvent à dissoudre définitivement.Plaine Commune Tourisme, l’office de tourisme intercommunal qui couvre Saint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen et les communes voisines, propose depuis plusieurs années une gamme de visites guidées thématiques d’une originalité et d’une qualité remarquables, des parcours dans les ateliers de la haute couture invisible de la Plaine Saint-Denis où des guides spécialisés introduisent les visiteurs auprès de plumassiers, de brodeurs et de passementiers qui travaillent pour les grandes maisons de luxe parisiennes, des visites architecturales des cités-jardins de l’entre-deux-guerres qui révèlent la qualité urbanistique et sociale d’un patrimoine méconnu, des promenades dans les rues de Saint-Denis qui mêlent l’histoire royale de la basilique, l’histoire ouvrière des usines et l’histoire contemporaine des migrations avec une pédagogie et une sensibilité qui font de ces parcours des expériences intellectuelles et humaines d’une densité rare. Les visites guidées de la basilique cathédrale de Saint-Denis, proposées par le Centre des monuments nationaux avec des guides formés à l’histoire de l’art et à la médiation culturelle, permettent de découvrir les gisants royaux et l’architecture gothique primitive avec un niveau de détail et une profondeur d’analyse qui transforment une visite ordinaire en cours magistral vivant et passionnant.Les ateliers de rencontre et de pratique artisanale proposés par les associations et les centres culturels du département sont l’autre dimension de cette offre d’expériences locales, des ateliers de cuisine sénégalaise ou marocaine animés par des cuisinières du quartier dans des centres sociaux de Bobigny ou de Clichy-sous-Bois, des sessions de djembé ou de kora dans les associations culturelles africaines de Saint-Denis, des ateliers de calligraphie arabe dans les centres culturels islamiques qui ouvrent leurs portes au grand public avec une générosité et une pédagogie qui déjouent tous les préjugés, des cours de couture créole dans les associations antillaises de Montreuil où les techniques de broderie et d’assemblage textile sont transmises avec la fierté et la précision des savoir-faire que l’on ne veut pas laisser mourir. Ces ateliers ne sont pas des animations touristiques au sens ordinaire du terme, ce sont des moments de transmission authentique, des espaces où les frontières entre les habitants et les visiteurs, entre ceux qui savent et ceux qui apprennent, s’effacent dans la pratique commune d’un geste partagé qui dit mieux que n’importe quel discours ce que la Seine-Saint-Denis a de singulier et de précieux.
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Seine-Saint-Denis