CENT UNE DÉCOUVERTES
Les expériences
Ce que l’on peut vivre sur place
Activités sportives, randonnées et sentiers, art, culture et patrimoine, marchés et gastronomie, savoir-faire local, en famille
75 expériences recensées à ce jour.
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MARTINIQUE
NATURE ET RANDONNÉES
Explorer la Martinique à travers ses sentiers de randonnée, Martinique
La Martinique est une île qui se mérite à pied. Ses plages et ses rhums ont leur célébrité, mais c’est en chaussant les bottes et en s’engageant sur les sentiers qui montent vers la Montagne Pelée, descendent dans les gorges de la Falaise ou traversent la forêt tropicale de la Caravelle que l’île révèle sa nature profonde, cette densité végétale, cette humidité chaude, cette lumière verte filtrée par des voûtes de bambous géants et de fougères arborescentes qui rappellent que les Antilles sont d’abord des terres de forêt primaire avant d’être des destinations balnéaires. Les 450 kilomètres de sentiers balisés qui quadrillent l’île constituent un réseau exceptionnel pour une superficie aussi réduite, avec des parcours qui vont de la promenade familiale sur les hauteurs de Saint-Pierre à la traversée engagée du massif de la Pelée qui demande une journée entière et une condition physique sérieuse. Chaque secteur de l’île a ses propres couleurs et sa propre végétation : le nord volcanique avec ses forêts de nuages accrochées aux flancs de la Pelée, ses rivières qui descendent en cascades entre des parois couvertes de mousses et de broméliacées, ses points de vue sur les côtes atlantique et caraïbe simultanément par temps dégagé — et le sud plus sec avec ses forêts de cactus et de bois de résine, ses falaises battues par l’alizé, ses anses secrètes que seul le marcheur atteint avant de plonger dans une eau turquoise que le touriste de bord de route ne verra jamais. La randonnée en Martinique est une affaire de curiosité géographique autant que d’effort physique.Le saviez-vous ? La Martinique abrite l’une des plus grandes diversités biologiques des petites Antilles, avec plus de 200 espèces d’oiseaux dont une vingtaine endémiques aux Antilles, et plusieurs espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde, comme le moqueur gorge-blanche ou le pic de la Martinique. Cette richesse ornithologique fait de l’île une destination de premier plan pour le birdwatching, avec des sentiers de randonnée qui traversent les habitats les plus favorables à l’observation, la forêt tropicale humide du nord pour les perroquets et les colibris, les zones humides du Robert pour les limicoles migrateurs, et la Presqu’île de la Caravelle pour les frégates et les pailles-en-queue qui nichent dans les falaises.
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Martinique
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MARTINIQUE
Activités-Nautiques
Voguer au fil des eaux martiniquaises
La mer des Caraïbes et l’Atlantique se partagent la Martinique comme deux tempéraments opposés qui auraient accepté de cohabiter sur la même île sans jamais vraiment se ressembler. À l’ouest, la côte caraïbe offre ses eaux calmes, ses lagons protégés par des récifs de corail, sa transparence laiteuse dans laquelle le moindre poisson-perroquet est visible à six mètres de fond, un terrain de jeu idéal pour la plongée sous-marine, le snorkeling, le paddle et la voile légère, avec des conditions qui permettent de pratiquer presque toute l’année sans se battre contre le vent ou la houle. À l’est, l’Atlantique déroule ses vagues longues et régulières nées à des milliers de kilomètres de là, portées par l’alizé avec une constance qui en fait l’une des destinations mondiales les plus réputées pour le kitesurf et la planche à voile, Salines, Pointe du Vauclin, Le Robert : autant de spots dont les noms circulent dans les communautés de riders du monde entier comme des références incontournables. Entre ces deux façades maritimes, la Martinique propose une gamme d’activités nautiques d’une richesse et d’une diversité qui rivalise avec n’importe quelle destination insulaire tropicale : les excursions en catamaran vers les îlets du Robert ou vers Sainte-Anne, les baptêmes de plongée dans les eaux claires de l’Anse Dufour où les tortues marines côtoient les plongeurs avec une indifférence royale, les sorties en kayak de mer le long de la côte sauvage du nord-atlantique, les initiations au surf sur les breaks de la côte est, et les croisières en voilier qui permettent de longer l’île depuis la mer et d’en voir les falaises, les mangroves et les anses secrètes depuis l’angle que seuls les marins connaissent.Le saviez-vous ? La Martinique est considérée comme l’un des berceaux de la voile légère dans les Caraïbes, et le Tour des Yoles Rondes — cette régate spectaculaire de bateaux traditionnels martiniquais qui fait le tour de l’île chaque été, est l’événement sportif le plus populaire de l’île, mobilisant des dizaines de milliers de spectateurs sur les plages et les quais. Les yoles rondes sont des embarcations à fond plat héritées des pirogues amérindiennes, modifiées au fil des siècles par les pêcheurs martiniquais pour naviguer dans les conditions locales, et propulsées par des équipages qui se penchent en dehors du bateau sur des planches de rappel dans des positions acrobatiques que les néophytes regardent avec l’angoisse de ceux qui ne comprennent pas pourquoi l’embarcation ne chavire pas. Elle ne chavire presque jamais, et quand elle chavire, l’équipage rit.
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Martinique
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MARTINIQUE
Bien-être- détente
Se ressourcer dans les spas et soins créoles de Martinique
La Martinique a inventé une forme de bien-être qui ne doit rien aux protocoles importés des grandes chaînes hôtelières internationales, ou plutôt, qui leur a emprunté la forme pour la remplir d’une substance entièrement créole. Les soins au rhum vieux, à l’huile de coco vierge extraite à froid des noix ramassées sur les plages du nord, à la canne à sucre en exfoliant, au vétiver dont les racines poussent dans les mornes et dont l’essence est distillée localement, tout cela existait dans les pratiques domestiques martiniquaises bien avant que les spas ne les mettent en protocole. Les grand-mères savaient déjà que le bain de feuilles de bois d’Inde soulageait les douleurs musculaires, que la pulpe de papaye attendrissait la peau, que l’huile de coco chauffée avec des fleurs d’ylang-ylang apaisait les insomnies, et c’est cette sagesse-là que les meilleurs soins de l’île ont su formaliser sans la dénaturer. Les établissements de bien-être les plus cohérents avec l’identité martiniquaise travaillent avec les plantes médicinales locales, le bois d’Inde, la citronnelle, le vétiver, la vanille, la noix de muscade, et proposent des massages dont les techniques empruntent autant aux traditions africaines du toucher qu’aux influences indiennes amenées par les travailleurs sous contrat au XIX᷈ siècle. Les hôtels de charme des Trois-Îlets, de Sainte-Anne ou du François ont développé des espaces spa où l’on peut passer de la piscine à débordement avec vue sur le lagon à un soin au beurre de karité et à l’eau de coco, puis à un hammam parfumé à la citronnelle, dans une continuité sensorielle qui est elle-même une forme de luxe tropical, un luxe qui ne cherche pas à ressembler à Bali ou à Thaïlande, mais qui assume pleinement d’être martiniquais.Le saviez-vous ? Le vétiver — Chrysopogon zizanioides , est une graminée dont les racines, contrairement à la quasi-totalité des plantes, poussent vers le bas plutôt que de s’étaler horizontalement, pouvant atteindre trois à quatre mètres de profondeur en sol meuble. Cette propriété en fait un outil de lutte contre l’érosion des talus et des pentes particulièrement précieux en milieu tropical montagneux, et c’est pourquoi on le plante sur les versants des mornes martiniquais depuis des siècles, pour retenir la terre. Mais c’est son huile essentielle, extraite par distillation à la vapeur des racines séchées et broyées, qui lui a valu une renommée mondiale dans la parfumerie et la cosmétique : riche, terreuse, fumée, avec des notes de bois humide et de cuir, elle entre dans la composition de nombreux grands parfums classiques et constitue aujourd’hui l’un des ingrédients signatures des soins de beauté élaborés aux Antilles.
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Martinique
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MARTINIQUE
ARTISANAT Créole
Découvrir l’artisanat créole en Martinique — Martinique
L’artisanat martiniquais n’est pas un folklore reconstruit pour les vitrines des boutiques de souvenirs, c’est un ensemble de savoir-faire vivants qui traversent les générations avec la vitalité des techniques que la nécessité a inventées et que l’amour du beau a raffinées. La vannerie en feuilles de latanier, ce palmier dont les frondes tressées donnent des chapeaux, des paniers et des nattes d’une légèreté et d’une souplesse qui défient les matières synthétiques ; la poterie de terre rouge de Saint-Esprit et de La Plaine, façonnée à la main selon des méthodes qui remontent aux potières amérindiennes d’avant la colonisation et que les femmes créoles ont adoptées, adaptées et transmises de mère en fille jusqu’à aujourd’hui ; la coutellerie de Sainte-Marie dont les couteaux à manche en bois de gayac ou en corne de bœuf sont des outils autant que des objets d’art, chacun de ces artisanats dit quelque chose d’essentiel sur la Martinique, sur la manière dont une culture se forge à partir de plusieurs héritages superposés et finit par produire quelque chose d’entièrement nouveau. Les marchés artisanaux de Fort-de-France, de Sainte-Anne et du Marin offrent des rencontres directes avec les artisans qui souvent travaillent sur place, expliquant leur geste à qui s’arrête et questionne avec une ouverture qui n’est pas de la complaisance commerciale mais la fierté naturelle du savoir-faire maîtrisé. Les ateliers de madras, ce tissu à carreaux dont les couleurs et le nouage du foulard sur la tête constituaient un langage social codé sous l’esclavage, proposent des initiations au port traditionnel du costume créole qui donnent à comprendre en une heure ce que les musées expliquent en plusieurs salles.Le saviez-vous ? Le madras martiniquais, ce tissu à carreaux de coton aux couleurs vives rouge, jaune, vert et bleu, tire son nom de la ville indienne de Madras, actuelle Chennai, d’où il fut importé aux Antilles par les marchands européens dès le XVIIe siècle. Adopté par les femmes esclaves puis affranchies comme tissu de fête et d’apparat, il devint au fil des siècles le symbole vestimentaire de l’identité créole antillaise. Le nœud du foulard de tête — le tèt doubout ou tèt kouvè selon la façon dont il est noué, constituait sous l’esclavage un véritable code social : le nombre de pointes du nœud indiquait la situation sentimentale de celle qui le portait, un langage muet que les femmes avaient inventé pour communiquer sous les yeux des maîtres qui n’en connaissaient pas la grammaire.
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Martinique
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MARTINIQUE
ART-DE-VIVRE
Savourer l’art de vivre créole en Martinique
L’art de vivre martiniquais n’est pas une posture, c’est une philosophie incarnée dans chaque détail du quotidien, depuis la manière de préparer un ti-punch jusqu’à celle de passer une après-midi sous un fromager centenaire sans que l’absence d’activité programmée soit perçue comme du temps perdu. La Martinique a inventé une forme de douceur de vivre qui emprunte à toutes ses héritages, la langueur africaine du temps long, la rigueur française de la table bien mise, la chaleur amérindienne de l’hospitalité sans condition, le goût indien des épices qui transforment un simple colombo de poulet en une expérience sensorielle complète, et qui en a fait quelque chose d’entièrement martiniquais, irréductible à ses composantes, reconnaissable entre mille dès qu’on y a goûté une fois. La table créole est le cœur de cet art de vivre : les marchés de Fort-de-France et de Saint-Pierre, avec leurs étals de christophines, de maracujas, de giraumons et de piments végétariens dont la couleur suffit à parfumer la main qui les touche, sont des lieux de sociabilité autant que d’approvisionnement. Les lolo, ces petites gargotes de bord de route où l’on mange du poisson grillé, de l’acras de morue et du boudin créole sous un apatam de tôle, servent une cuisine d’une authenticité que les restaurants gastronomiques les plus sophistiqués de Fort-de-France savent parfois égaler mais jamais remplacer. Et le rhum agricole, distillé ici selon une tradition AOC unique au monde à partir du jus de canne frais plutôt que de mélasse, est moins une boisson qu’un rituel, celui du ti-punch préparé par chacun lui-même selon sa propre mesure de rhum, de sirop de canne et de citron vert, parce qu’un homme qui prépare le punch d’un autre ne peut pas savoir ce qu’il aime.Le saviez-vous ? Le rhum agricole de Martinique est le seul rhum au monde à bénéficier d’une Appellation d’Origine Contrôlée française, obtenue en 1996, une reconnaissance sans équivalent dans la production mondiale de spiritueux à base de canne à sucre. Cette AOC impose des règles strictes sur la zone de production, les variétés de canne autorisées, le degré de distillation et les conditions d’élevage en fût pour les rhums vieux, garantissant un produit dont la typicité est liée de manière indissociable au terroir martiniquais. La distinction fondamentale entre le rhum agricole, distillé à partir du vesou, le jus de canne fraîchement pressé, et le rhum industriel ou traditionnel, distillé à partir de mélasse, sous-produit de la fabrication du sucre, est une invention martiniquaise qui a influencé la production de rhum dans toute la Caraïbe francophone et au-delà.
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Martinique
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MARTINIQUE
RHUM MARTINIQUAIS
Partir à la découverte du rhum agricole martiniquais
Il n’est pas une distillerie en Martinique qui ressemble à une autre, et pourtant toutes partagent le même geste fondateur : la canne coupée à la main ou à la machine dans les premières heures du matin, aussitôt acheminée vers le moulin pour que son jus, le vesou, soit pressé avant que la fermentation naturelle ne commence à transformer ses sucres. Cette obligation de fraîcheur, qui n’existe nulle part ailleurs dans la production mondiale de rhum, est la signature du rhum agricole : un spiritueux qui sent encore la canne verte, l’herbe coupée, la terre humide des mornes après la pluie, là où les rhums industriels distillés à partir de mélasse sentent davantage le sucre caramélisé et la bagasse. La route des distilleries, de Macouba au nord à Trois-Rivières au sud, en passant par Sainte-Marie, Le Simon, Le François et Saint-Pierre, est une traversée géographique et sensorielle de l’île entière, chaque terroir imprimant dans le vesou sa propre signature minérale selon que la canne pousse sur les terres volcaniques du nord ou les terres argileuses du sud. Les grandes maisons, Clément, Depaz, Neisson, HSH, J.M., Saint-James, La Favorite, Trois-Rivières, ont chacune leur caractère, leur tradition de coupe, leur durée de fermentation, leur mode de distillation en colonne ou en alambic, leur politique d’élevage en fût de chêne pour les rhums vieux. Une visite en distillerie pendant la campagne sucrière, de février à juin, quand les colonnes à distiller tournent en continu et que l’air autour des bâtiments est saturé de vapeurs douces-âcres, est une expérience que nul guide ne peut vraiment préparer : il faut avoir entendu le bruit sourd des moulins broyant la canne, senti la chaleur des cuves de fermentation bouillonnant sous leur coiffe de mousse blanche, vu couler le rhum blanc en sortie de colonne à 70 degrés avant qu’il soit ramené à 50 pour la mise en bouteille, pour comprendre que le rhum martiniquais n’est pas seulement une boisson, c’est un paysage distillé.Le saviez-vous ? La campagne sucrière martiniquaise, qui dure de février à juin selon les années et les distilleries, mobilise encore aujourd’hui des coupeuses de canne mécaniques capables de traiter plusieurs dizaines de tonnes par heure, mais certaines parcelles en pente, inaccessibles aux machines, sont encore récoltées à la machette par des équipes de coupeurs dont le geste, millimétré à la base du billon pour ne pas blesser le rhizome et permettre la repousse, est transmis de génération en génération. La distillerie J.M., nichée dans la vallée de Macouba au nord de l’île à plus de 300 mètres d’altitude, est réputée produire un rhum dont les arômes floraux et épicés sont directement liés à la fraîcheur du climat montagnard et à la richesse minérale des sols volcaniques : un même cépage de canne, planté à basse altitude, donnerait un rhum sensiblement différent, preuve, s’il en fallait une, que l’AOC Martinique est bien une affaire de terroir au sens plein du terme.
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Martinique
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MARTINIQUE
Escapade fleurs et cascades
Le village fleuri au pied des cascades secrètes
Découvrez un village réputé pour ses jardins fleuris et ses sites naturels comme la gorge de la falaise, accessible en randonnée aquatique au cœur de la forêt tropicale.
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L’Ajoupa-Bouillon
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MARTINIQUE
Escapade pêche et snorkeling
Le charme discret d'un village de pêcheurs préservé
Flânez dans un village de pêcheurs authentique, bordé de plages calmes idéales pour le snorkeling et la dégustation de poisson frais.
Lire la suitePhoto : AronMSzabo — Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source commons.wikimedia.org
Les Anses-d’Arlet
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MARTINIQUE
Escapade surf et côte sauvage
Là où l'Atlantique offre ses plus belles vagues
Profitez d'une côte atlantique sauvage, réputée pour ses spots de surf et ses paysages balayés par les alizés.
Lire la suitePhoto : Aristoi — Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source commons.wikimedia.org
Basse-Pointe
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MARTINIQUE
Escapade histoire et débarquement
Sur les traces du premier débarquement européen
Visitez le lieu historique où Christophe Colomb aurait accosté, et suivez les pas du peintre Gauguin qui y séjourna.
Lire la suitePhoto : Efbé — Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source commons.wikimedia.org
Le Carbet
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MARTINIQUE
Escapade patrimoine et pêche
Le berceau historique de la Martinique face à la mer
Explorez l'une des plus anciennes paroisses de l'île, entre patrimoine religieux et tradition de pêche artisanale.
Lire la suitePhoto : Aristoi — Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source commons.wikimedia.org
Case-Pilote
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MARTINIQUE
Admirer le célèbre rocher du Diamant
Contempler cet impressionnant îlot volcanique surgissant de la mer des Caraïbes, symbole de la commune et témoin d'une histoire militaire singulière.
Il se dresse au large des côtes sud de la Martinique comme une sentinelle de basalte noir, vertical et solitaire, surgissant de la mer avec la brutalité tranquille des formations géologiques qui n’ont pas de comptes à rendre aux hommes. Le rocher du Diamant, soixante-seize mètres de roche volcanique à un kilomètre du rivage, est l’une des silhouettes les plus immédiatement reconnaissables des Antilles françaises, et l’une de celles qui changent le plus selon l’heure, la lumière et l’humeur du ciel : rose pâle à l’aube, noir d’encre sous l’orage, or profond dans les derniers feux du soleil couchant, il n’est jamais tout à fait le même et n’est jamais banal. Depuis la plage de sable noir qui lui fait face, l’une des plus sauvages et des moins fréquentées de l’île, on le contemple avec ce mélange de fascination et d’inquiétude légère que les grandes formes solitaires de la nature inspirent depuis toujours aux hommes. La mer qui baigne le rocher n’est pas une mer de carte postale. Les courants y sont puissants, les vagues capricieuses, et l’accès au rocher lui-même est réservé aux plongeurs et aux navigateurs expérimentés,ce qui lui conserve une part d’inaccessibilité qui accentue encore son caractère. Sous la surface, ses flancs plongeants sont recouverts de coraux et habités par une faune marine d’une richesse exceptionnelle : barracudas, murènes, tortues marines et bancs de poissons multicolores évoluent dans les eaux claires de ce sanctuaire naturel que les hommes n’ont jamais réussi à domestiquer tout à fait. Vue depuis un voilier au mouillage au large de Sainte-Luce ou des Anses-d’Arlets, la silhouette du rocher se découpant sur le ciel martiniquais est l’une de ces images qui ne quittent plus ceux qui les ont vues.Le saviez-vous ? Entre 1804 et 1805, la Royal Navy britannique occupa militairement le rocher du Diamant et y installa une garnison armée de canons, transformant ce piton volcanique en véritable frégate terrestre qu’elle baptisa officiellement HMS Diamond Rock, faisant du rocher le seul morceau de roche au monde à avoir été officiellement enrôlé dans la marine de guerre britannique avec un numéro de bâtiment et un équipage. Pendant dix-sept mois, les soldats britanniques y vécurent dans des conditions d’isolement et de précarité extrêmes, hissant vivres et munitions le long de la paroi à la corde, tandis que leurs canons contrôlaient le détroit et gênaient considérablement la navigation française entre Fort-de-France et les côtes sud de l’île. L’épisode se termina en juin 1805 lorsqu’une escadre combinée franco-espagnole commandée par l’amiral Villeneuve, le même qui quelques mois plus tard serait défait à Trafalgar, reprit le rocher après trois jours de bombardement intense.
Lire la suitePhoto : Thérèse Gaigé — Wikimedia Commons — Licence CC0 1.0 (domaine public). commons.wikimedia.org
Le Diamant
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MARTINIQUE
Se promener sur la grande plage du diamant
Parcourir cette immense plage de sable clair bordée de cocotiers, avec une vue exceptionnelle sur le rocher du Diamant et les reliefs de la côte martiniquaise.
Elle s’étire sur près de trois kilomètres de sable sombre et voluptueux, face à la mer ouverte et face au rocher qui lui a donné son nom, et elle a cette qualité rare des plages qui n’ont pas été entièrement apprivoisées : le vent y souffle avec franchise, les vagues y arrivent en rouleaux puissants venus du large, et l’horizon y est dégagé jusqu’aux Grenadines par temps clair. La plage du Diamant est l’une des plus longues de la Martinique, et certainement l’une des plus sauvages dans sa partie centrale, loin des quelques restaurants et snacks qui jalonnent ses extrémités sans jamais parvenir à la domestiquer tout à fait. On y marche différemment qu’ailleurs, avec plus de lenteur, plus d’attention au sol et au large, comme si la présence massive du rocher au loin imposait une façon particulière d’occuper l’espace. Le sable y est d’un gris doré légèrement foncé, héritage volcanique qui absorbe la lumière autrement que les plages de sable blanc des Caraïbes de carte postale, et qui donne à cette plage une beauté moins immédiate, plus mélancolique, plus profonde. Aux premières heures du matin, quand les pêcheurs poussent leurs gommiers à l’eau dans le fracas des vagues et que le rocher se découpe encore à contre-jour sur le ciel pâle, la plage du Diamant ressemble à ce que la Martinique était peut-être avant le tourisme, un lieu de travail, d’effort et de beauté sauvage mêlés, où la mer n’est pas un décor mais une présence vivante avec laquelle les hommes entretiennent un rapport de respect et de dépendance ancienne.Le saviez-vous ? La plage du Diamant doit sa réputation de plage dangereuse non pas à ses vagues, impressionnantes mais prévisibles, mais à ses courants de retour, localement appelés courants d’arrachement, qui peuvent emporter un baigneur vers le large en quelques secondes sans qu’il s’en aperçoive avant d’être déjà loin du bord. Ces courants sont particulièrement traîtres parce qu’ils se forment dans des zones d’eau apparemment calme entre deux lignes de vagues, attirant naturellement les baigneurs qui cherchent à éviter le déferlement. La plage est officiellement classée en zone de baignade dangereuse et non surveillée sur la majeure partie de sa longueur, ce qui n’empêche pas les Martiniquais de s’y baigner depuis des générations, en connaisseurs, c’est-à-dire en lisant la mer avant d’y entrer, en n’allant jamais seuls, et en sachant que face à un courant d’arrachement, il faut nager parallèlement au rivage plutôt que contre lui.
Lire la suitePhoto : Patrice78500 — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0. commons.wikimedia.org
Le Diamant
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MARTINIQUE
Découvrir le mémorial Cap 110 à l'Anse Caffard
Visiter cet ensemble monumental de quinze statues blanches tournées vers la mer, érigé en mémoire des victimes de la traite négrière et du naufrage d'un navire…
Ils sont là, face à la mer, immobiles depuis 1998, quinze silhouettes de béton blanc, hautes de plus de deux mètres cinquante, inclinées toutes dans la même direction, le regard tourné vers l’Afrique. Le mémorial Cap 110, œuvre du sculpteur Laurent Valère installée sur le promontoire de l’Anse Caffard à quelques kilomètres du Diamant, est l’un des monuments les plus bouleversants des Antilles françaises, non pas parce qu’il est spectaculaire, mais précisément parce qu’il ne cherche pas à l’être. Ces figures encapuchonnées, alignées en triangle sur la falaise herbeuse battue par les alizés, commémorent le naufrage d’un navire négrier survenu en ce lieu le 8 avril 1830 : à quelques encablures du rivage, un brick transportant des esclaves africains s’échoua sur les rochers, et plus d’une centaine de captifs périrent noyés ou massacrés à quelques mètres d’une terre qu’ils ne fouleront jamais. Le site lui-même participe au monument : la falaise plonge vers une mer qui peut être d’un bleu somptueux ou d’un gris menaçant selon les jours, le vent ne cesse jamais vraiment, et les figures de béton semblent à la fois ancrées dans le sol martiniquais et tendues vers un ailleurs inaccessible. On ne visite pas le mémorial Cap 110 comme on visite un musée, on le traverse, on s’y arrête, on tourne autour des silhouettes en cherchant ce que chacune regarde, et l’on repart différemment de ce que l’on était en arrivant. Le chiffre 110 dans son nom est double : il rappelle à la fois les 110 victimes du naufrage et les 110 degrés qui séparent l’Anse Caffard des côtes d’Afrique de l’Ouest, cap vers lequel les figures se tournent pour l’éternité.Le saviez-vous ? Le naufrage du brick négrier à l’Anse Caffard en 1830 survint alors que la traite des esclaves était officiellement abolie depuis 1815 dans l’empire français, ce qui fait de ce naufrage non seulement une tragédie humaine mais aussi un crime : les marchands d’esclaves qui armèrent ce navire opéraient clandestinement, en violation de la loi, dans un trafic illégal qui continua en réalité plusieurs décennies après son interdiction officielle. Les archives judiciaires de l’époque montrent que les autorités coloniales de la Martinique, confrontées à l’événement, se trouvèrent dans la situation paradoxale de devoir constater un crime tout en appartenant à une société qui avait économiquement besoin de la main-d’œuvre servile que ce crime était supposé fournir. L’abolition définitive de l’esclavage dans les colonies françaises n’interviendra qu’en 1848, sous l’impulsion de Victor Schoelcher, dix-huit ans après le naufrage de l’Anse Caffard.
Lire la suitePhoto : Villediamant — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0. commons.wikimedia.org
Le Diamant
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MARTINIQUE
Explorer le bourg du Diamant et son église Saint-Thomas
Flâner dans les rues du village, admirer l'architecture créole et découvrir l'église paroissiale Saint-Thomas, témoin du patrimoine religieux de la commune.
Il y a dans les bourgs du sud martiniquais une façon d’habiter le temps qui n’appartient qu’à eux, une lenteur qui n’est pas l’indolence mais plutôt la certitude tranquille que les choses importantes n’ont pas besoin de se presser. Le bourg du Diamant en est l’un des exemples les plus accomplis : ses rues basses et colorées, ses cases créoles aux galeries de bois ouvragées, ses quelques commerces où la conversation s’étire bien au-delà de la transaction, composent un tableau de la vie antillaise ordinaire qui est, précisément parce qu’il est ordinaire, d’une authenticité que les sites touristiques les plus courus n’atteignent jamais. On s’y promène sans itinéraire, on s’y égare volontiers, et l’on finit toujours par aboutir sur la place centrale où le rocher est visible entre les toits, rappel constant que ce bourg n’est nulle part ailleurs qu’ici. Au cœur de ce bourg, l’église Saint-Thomas s’impose avec la modeste autorité des édifices religieux antillais qui ont survécu aux cyclones et aux tremblements de terre par la grâce d’une architecture raisonnée autant que par la foi de leurs paroissiens. Reconstruite après les destructions successives que l’histoire climatique des Caraïbes inflige implacablement aux constructions humaines, elle présente cette combinaison caractéristique de maçonnerie robuste et de blancheur solaire que l’on retrouve dans toutes les églises du littoral martiniquais, comme si la pierre avait appris, à force de trembler et de résister, à se faire à la fois plus épaisse et plus lumineuse. Le dimanche matin, quand les voix de la chorale s’échappent par les portes ouvertes et se mêlent au bruit de la mer toute proche, l’église Saint-Thomas est l’un de ces endroits où l’on comprend intuitivement ce que signifie appartenir à un lieu.Le saviez-vous ? Le Diamant est l’une des communes martiniquaises dont le nom a fait l’objet de nombreuses hypothèses étymologiques, la plus répandue attribuant l’appellation au rocher lui-même, dont les flancs de basalte, mouillés par les embruns et frappés par le soleil sous certains angles, produisaient des reflets scintillants qui évoquèrent aux premiers navigateurs européens l’éclat d’une pierre précieuse. Mais une autre hypothèse, moins romantique et peut-être plus solide historiquement, propose que le nom viendrait d’une déformation du terme caraïbe désignant la zone maritime particulièrement agitée aux abords du rocher — les peuples autochtones qui fréquentaient ces côtes avant l’arrivée des Européens ayant depuis longtemps identifié et nommé les dangers nautiques de ce promontoire bien avant que quiconque n’y voie le moindre diamant.
Lire la suitePhoto : Aristoi — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 3.0. commons.wikimedia.org
Le Diamant
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MARTINIQUE
Randonner sur le morne Larcher
Gravir cet ancien édifice volcanique qui domine la baie du Diamant et profiter de panoramas spectaculaires sur le littoral et la mer des Caraïbes.
Il faut mériter le morne Larcher. Dressé à l’extrémité sud-ouest de la Martinique comme un dernier bastion volcanique avant la mer ouverte, ce massif de 477 mètres n’est pas une montagne aimable — ses pentes sont raides, la végétation y est dense et griffue par endroits, et les sentiers qui le sillonnent demandent une forme physique sérieuse et une attention constante au terrain. Mais ceux qui acceptent le contrat reviennent avec quelque chose que les randonnées confortables ne donnent pas : la sensation d’avoir réellement traversé un paysage, d’en avoir senti le relief sous les pieds et la chaleur sur la peau, d’avoir gagné les panoramas au lieu de les consommer. Du sommet — ou depuis les épaulements qui l’approchent —, la vue embrasse simultanément le rocher du Diamant planté dans sa mer capricieuse, les côtes du sud martiniquais qui s’étirent vers les Anses-d’Arlets et Sainte-Luce, et par temps clair les silhouettes bleutées de Sainte-Lucie et de Saint-Vincent à l’horizon. La forêt qui recouvre les flancs du morne Larcher est une forêt tropicale sèche dans sa partie basse, une végétation épineuse et tenace, habituée à l’absence d’eau, qui contraste saisissement avec les forêts humides du nord de l’île, avant de laisser place, en altitude, à des formations plus denses et plus fraîches où les fougères arborescentes côtoient les balisiers et les broméliacées accrochées aux troncs. Perroquets de la Martinique, colibris, ramiers, la faune aviaire est discrète mais présente pour qui sait s’arrêter et écouter, et le morne Larcher est l’un des rares endroits de la Martinique où le silence, un vrai silence, sans route ni voix, est encore possible.Le saviez-vous ? Le massif du morne Larcher abrite l’une des dernières populations significatives de l’iguane des Petites Antilles (Iguana delicatissima) en Martinique, une espèce endémique aux Antilles françaises aujourd’hui classée en danger critique d’extinction, dont la survie est menacée par la compétition avec l’iguane commun (Iguana iguana), espèce invasive introduite accidentellement et dont la progression a été catastrophique pour les populations locales. L’iguane des Petites Antilles, facilement reconnaissable à l’absence de raies sombres sur la queue et à sa teinte générale plus grise que verte, était autrefois présent sur l’ensemble du littoral martiniquais ; il ne subsiste aujourd’hui que dans quelques zones refuges, dont les falaises et les versants escarpés du morne Larcher font partie, leur inaccessibilité étant, paradoxalement, la meilleure protection que la nature ait trouvée pour cet animal.
Lire la suitePhoto : Esam335 — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0. commons.wikimedia.org
Le Diamant
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MARTINIQUE
Découvrir la Maison du Bagnard
Admirer cette petite maison colorée construite par Médard Aribot, ancien bagnard devenu artiste, dans un cadre exceptionnel face au rocher du Diamant.
Elle est là depuis 1895, solitaire sur son promontoire rocheux au bord de mer entre Le Diamant et Sainte-Luce, et elle n’a jamais ressemblé à rien d’autre qu’à ce qu’elle est : une construction hors norme, obstinée, un peu folle, bâtie pierre à pierre par un seul homme pendant des années sans autre outil que sa volonté et les matériaux que la mer et la terre voulaient bien lui fournir. La Maison du Bagnard, ainsi nommée parce que son constructeur, Cyprien Lancery, était un ancien forçat libéré ayant fait le choix de rester en Martinique plutôt que de rentrer en métropole, est l’une des curiosités architecturales les plus singulières des Antilles françaises, non pas pour sa beauté conventionnelle, mais pour ce qu’elle dit sur la capacité d’un homme à transformer un destin brisé en quelque chose d’indestructible. Ses murs de pierre noire assemblés à la main, ses créneaux improbables, ses alcôves tournées vers la mer, composent une architecture qui échappe à toute classification et qui ressemble, finalement, au portrait involontaire de celui qui l’a construite. Visiter la Maison du Bagnard, c’est entrer dans une histoire personnelle autant que dans un édifice, l’histoire d’un homme que la justice du Second Empire avait condamné à la transportation, et qui trouva dans ce coin de Martinique, dans ce travail solitaire et opiniâtre de la pierre, quelque chose qui ressemblait à une rédemption par les mains. Les générations successives qui ont occupé et entretenu la maison après lui lui ont conservé son caractère brut et excentrique, comme si trop la restaurer aurait été trahir l’esprit de celui qui l’avait construite dans la rudesse et la liberté retrouvée. Aujourd’hui ouverte à la visite, elle reçoit ceux qui savent que les plus beaux monuments ne sont pas toujours ceux que les architectes ont dessinés.Le saviez-vous ? Cyprien Lancery, le bagnard qui construisit cette maison, avait été condamné aux travaux forcés pour des raisons que les archives ne précisent pas toujours avec clarté — la justice du XIX᷈ siècle frappant aussi bien les criminels de droit commun que les opposants politiques et les simples déclassés sociaux que la société industrielle produisait en masse. Une fois sa peine accomplie, la loi du doublage, disposition particulièrement cruelle du code pénal de l’époque, lui interdisait de retourner en France métropolitaine pendant une durée égale à celle de sa peine : un forçat libéré était condamné à rester aux colonies aussi longtemps qu’il avait été condamné à y travailler. Loin d’en faire une tragédie supplémentaire, Lancery fit de cette contrainte le fondement de sa vie nouvelle, choisissant sa parcelle, ramassant ses pierres et bâtissant, avec la lenteur têtue des gens qui n’ont plus rien à perdre et tout à construire, ce qui est devenu l’un des témoignages les plus émouvants de la Martinique oubliée.
Lire la suitePhoto : Patrice78500 — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0. commons.wikimedia.org
Le Diamant
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MARTINIQUE
Escapade terroir et campagne
La campagne martiniquaise dans toute sa simplicité
Découvrez une commune rurale du centre, tournée vers l'agriculture et loin de l'agitation touristique.
Lire la suitePhoto : Aristoi — Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source commons.wikimedia.org
Ducos
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MARTINIQUE
Escapade forêt et nature préservée
La plus petite commune, nichée au cœur de la forêt
Explorez la plus petite commune de Martinique, entourée de forêt tropicale dense et de reliefs escarpés.
Lire la suitePhoto : Greudin — Wikimedia Commons — Domaine public — Source commons.wikimedia.org
Fonds-Saint-Denis
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MARTINIQUE
Visiter la Bibliothèque Schoelcher
Admirer ce joyau architectural unique, mêlant influences byzantines et Art nouveau, symbole de l'histoire de l'abolition de l'esclavage.
Il y a des bâtiments qui résument à eux seuls toute l’ambition d’une époque, et la Bibliothèque Schoelcher est de ceux-là. Construite pour l’Exposition universelle de Paris de 1889, la même qui vit naître la Tour Eiffel, cette structure de fonte et de verre conçue par l’architecte Pierre-Henri Picq fut d’abord montée à Paris, admirée, démontée pièce par pièce, chargée sur un bateau et traversa l’Atlantique pour être remontée à Fort-de-France, où elle ouvrit ses portes en 1893. Ce voyage transatlantique d’un bâtiment entier, ses éléments numérotés comme un puzzle géant dans les cales d’un navire, est à lui seul une métaphore de ce qu’était la Martinique à la fin du XIX᷈ siècle : une île que la France regardait avec assez d’estime pour lui envoyer ce qu’elle avait de mieux, et qui recevait ces cadeaux métropolitains avec la complexité propre à une société coloniale cherchant encore les termes de son identité. L’édifice est aujourd’hui classé monument historique, et sa façade de fonte peinte en bleu et rouge, ses arches ajourées, ses colonnes qui jouent avec la lumière des Tropiques d’une manière que Pierre-Henri Picq n’avait peut-être pas pleinement imaginée sous le ciel gris de Paris, en font l’un des exemples les plus singuliers d’architecture éclectique de toute la Caraïbe. À l’intérieur, la bibliothèque conserve des fonds exceptionnels sur l’histoire de la Martinique et des Antilles, archives coloniales, cartes anciennes, collections de journaux du XIX᷈ siècle, fonds photographiques, qui en font un lieu de mémoire autant qu’un lieu de lecture. Le nom qu’elle porte n’est pas un hasard : Victor Schoelcher, le député alsacien qui porta le décret d’abolition de l’esclavage de 1848, avait légué sa bibliothèque personnelle à la Martinique en signe de fraternité, et c’est dans cet édifice conçu pour les idéaux de la République universaliste que cette collection trouva sa demeure définitive, une double histoire, architecturale et politique, qui donne à chaque visite une épaisseur particulière.Le saviez-vous ? Victor Schoelcher, dont la bibliothèque personnelle constitue le fonds originel de l’établissement, n’a jamais mis les pieds en Martinique avant d’en devenir l’un des représentants les plus célèbres. C’est depuis Paris qu’il mena pendant des années son combat abolitionniste, voyageant aux Antilles et en Afrique pour documenter les conditions de l’esclavage, puis rédigeant les rapports et les discours qui aboutirent au décret du 27 avril 1848 signé par le gouvernement provisoire de la II᷈ République. Ses cendres reposent au Panthéon depuis 1949, mais c’est en Martinique que son nom est le plus vivant : une commune lui est dédiée (Le Lamentin avait d’abord été rebaptisée Schoelcher en son honneur avant qu’une commune distincte ne prenne ce nom), une place, un lycée, et cette bibliothèque qui porte sa mémoire dans ses rayonnages de fonte bleue, face à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France.
Lire la suitePhoto : Deborah Doquin — Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0. commons.wikimedia.org
Fort-de-France